En marge de la volonté de la Ville de Rouyn-Noranda de faire des Collines Kékéko un parc régional, l'animatrice de Région zéro 8, Annie-Claude Luneau, s'est intéressée aux objectifs d'un parc régional, qui se distinguent de ceux valorisés par les parcs nationaux et fédéraux.

D'après une entrevue d'Annie-Claude Luneau

Pour David Lapointe, de la Société de développement des parcs régionaux de la Matawinie, dans Lanaudière, un parc régional peut être régi avec davantage de liberté qu’un parc géré par l’État.« D’abord, il y a les parcs nationaux et fédéraux aussi, tels que Parcs Canada, mais un parc régional a une couleur beaucoup plus locale », soutient-il.

David Lapointe explique que les parcs régionaux sont souvent sous l’égide d’une municipalité régionale de comté (MRC), ou encore encadrés par un ensemble de quelques municipalités et de bénévoles.À titre d’exemple, M. Lapointe parle du parc régional du Lac Taureau, dans Lanaudière. « On entend souvent parler de l’auberge, qui est située dans le parc, mais le lac Taureau c’est un grand plan d’eau, un immense réservoir. Donc tout ce qui ceinture le plan d’eau comme tel, c’est [ce qu’on considère comme étant] le parc régional », explique-t-il.

Armée de bénévoles

M. Lapointe souligne le fait que ce sont souvent des groupes de bénévoles qui font en sorte qu’un lieu peut aspirer à devenir un parc régional.

« C’est souvent comme ça que ça se développe, avec des gens intéressés à développer des sentiers pour (par exemple) accéder à un belvédère ou un promontoire, des sentiers qui ont été ouverts avec le temps. Ça s’organise tranquillement et après on organise le territoire de façon sécuritaire pour qu’il soit plus accessible au public », soutient-il.Diverses formes de financement

La tenue de tels parcs nécessite toutefois un financement de façon à éviter que les bénévoles ne soient les seuls à débourser pour entretenir un joyau régional.David Lapointe explique que certaines municipalités sont appelées à financer des lieux comme les collines Kékéko de Rouyn-Noranda. Une portion du financement est aussi issue d’activité saisonnière comme le camping, explique M. Lapointe.

Valoriser la vocation d'un parc régional

Dans une volonté de promouvoir la mission et l’identité des parcs régionaux, l’Association des parcs régionaux du Québec a été créée en 2014.

« Le questionnement est survenu autour des années 2010, à savoir, justement, " Qu’est-ce qu'un parc régional? Est-ce qu’on peut les définir? Quel est leur modèle?” », a souligné M. Lapointe.

Prenant compte de l’existence de plusieurs modèles de gestion de parcs au Québec , l’Association vient donner une voix et un poids aux parcs régionaux, en plus de permettre une collaboration qui franchit les limites régionales.

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