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Quad : les clubs manquent d'argent pour l'entretien des sentiers

Les sentiers de quad sont ouverts depuis quelques jours au grand bonheur de nombreux amateurs. Les clubs de l'Abitibi-Témiscamingue qui doivent entretenir des centaines de kilomètres de sentiers en hiver n'ont pas assez de moyens pour le faire. La Fédération québécoise des clubs quads (FQCQ), qui est au courant de cette réalité, a demandé l'aide du ministère des Transports du Québec.

Le club Quad du cuivre de Rouyn-Noranda qui compte 125 membres pendant l'hiver doit entretenir 200 km de sentiers.

Le président Sylvain Charron affirme que son objectif est d'attirer plus de membres en développant des sentiers qui relieront Rouyn-Noranda à d'autres régions.

« Dans les prochaines années, définitivement, on veut établir les connexions avec les clubs environnants, Val-D’Or, Témiscamingue, Abitibi-Ouest pour être capable de circuler à la grandeur de la province, dit-il. Pour joindre le réseau provincial de sentiers, on a de la difficulté avec ça en ce moment-ci puisque notre région est très difficile au niveau géographique avec les cours d'eau, etc. »

Le club Quad d'Amos qui existe depuis 2013 travaille actuellement sur un sentier en direction du Mont-Vidéo de Barraute. Avec 22 membres en hiver, le président Pierre Rheault reconnait qu'il est difficile d'entretenir un réseau de sentiers.

« On essaie de faire des sentiers d'hiver, 10, 20 ou 30 km maximum entre le départ et l'arrivée pour être sûr que les gens n'aient pas trop froid et que ça soit sécuritaire. C'est le défaut de la région, vu qu'elle est grande, connecter deux régions, comme Amos, La Sarre ou Val-d'Or, c'est 200 km et plus, ça ne se fait pas. [En plus], les coûts en hiver sont énormes », explique Pierre Rheault.

La FQCQ fait appel au ministère des Transports du Québec

La Fédération québécoise des clubs quads (FQCQ) qui compte 62 000 adhérents estime que cette activité génère des retombées économiques d'environ 1,5 milliard de dollars.

La FQCQ affirme avoir fait des démarches auprès du ministère des Transports du Québec pour obtenir une subvention afin de l'aider à maintenir les infrastructures existantes et construire des sentiers durables.

« Pour développer un produit touristique [...], il faut avoir un circuit qui est fiable, qui a une durée de vie. Le sentier durable vise à stabiliser la possibilité de développer un produit en tant qu'industrie touristique », dit la directrice des communications Carole Jolin.

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