Retour

Qualité de l'air à Malartic : le Comité de vigilance veut des stations d'échantillonnage indépendantes

Le Comité de vigilance de Malartic demande au ministère de l'Environnement d'installer des stations d'échantillonnage de la qualité de l'air indépendantes à Malartic. En Abitibi-Témiscamingue, le programme de surveillance de la qualité de l'air prend des mesures à quatre différentes stations, dont deux à Rouyn-Noranda.

Avec les informations de Claude Bouchard

Les bornes installées par la minière insuffisantes?

Pointant une station d'échantillonnage d'air installée par la minière, l'avocate du Comité de vigilance de Malartic, Nicole Kirouac, affirme que ces outils de mesure sont insuffisants. Elle souhaite que Malartic fasse partie du Programme de surveillance de la qualité de l'air du gouvernement québécois. « On se demande, quand on lit les objectifs de ce programme-là, pourquoi il n'y en a pas à Malartic, compte tenu que l'étude de l'Institut national de la santé publique a vraiment mis en évidence qu'il y avait un problème majeur », se demande-t-elle.

Canadian Malartic possède deux stations de mesure de la qualité de l'air. Elle est sur le point d'en installer une troisième. 

Le directeur environnement et développement durable au Partenariat Canadian Malartic, Pascal Lavoie explique qu'avec ces stations, la compagnie « mesure les particules totales, les particules fines, ce qu'on appelle les PM2.5 et le dioxyde d'azote. Pour la station du parc du Belvédère, on ajoute à la mesure la silice et les métaux. »

Pourquoi le ministère de l'Environnement n'installe-t-il pas ses propres bornes?

Au Québec, le ministère de l'Environnement possède un réseau de 55 stations de mesure pour produire l'indice de la qualité de l'air. Deux de ces bornes sont installées à Rouyn-Noranda. Les données récoltées peuvent être consultées en direct sur le site web du ministère de l'Environnement. Nicole Kirouac ne comprend pas pourquoi cet outil n'est pas disponible dans le secteur de Malartic.

Selon le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de Lutte contre les changements climatiques, l'indice de la qualité de l'air ne sert pas à mesurer les émissions d'une entreprise spécifique. La porte-parole pour le ministère, Stéphanie Lemieux, précise que les stations de Canadian Malartic sont visitées par les professionnels du ministère afin de faire des vérifications, « par exemple, au niveau du positionnement, au niveau des équipements qui les composent, au niveau des modalités de suivi, quels paramètres sont analysés, selon quelle durée. »

Le dernier dépassement de normes pour la qualité de l'air à la mine Canadian Malartic remonte au 8 mai 2015.

Le maire veut travailler avec le Comité de suivi Canadian Malartic

Le maire de Malartic, Martin Ferron, fait confiance au système de place pour vérifier les émissions de Canadian Malartic. Il aimerait bien que le Comité de vigilance de Malartic fasse ses représentations auprès du Comité de suivi Canadian Malartic. C'est, selon lui, la porte d'entrée pour discuter de ces enjeux à Malartic.

Il rappelle que le Bureau d'audiences publiques en environnement a exigé la mise en place du Comité de suivi Canadian Malartic. C'est avec ce comité qu'il souhaite travailler.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Recettes de Noël - Ragoût de boulettes de dinde et épinards