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Qualité de l'air à Malartic : une nouvelle étude dont les constats divisent

La mine Canadian Malartic a dévoilé une nouvelle étude sur la qualité de l'air où l'on apprend que les activités de la mine ne représenteraient pas de risques significatifs pour la santé de la population, un constat démenti par les citoyens et les groupes environnementaux.

Il n'y aurait aucun danger pour les résidents jusqu'à la fin de l'exploitation de la mine, soit en 2028, selon les constats de l'étude réalisée par la firme Sanexen Services environnementaux Inc.

Les données de suivi de la qualité de l'air ont été obtenues de 2012 à 2015 à Malartic. On a aussi réalisé une simulation en tenant compte de l'agrandissement de la mine qui devrait avoir lieu l'an prochain.

« Au niveau des douze derniers mois, il n'y a pas eu de dépassements, fait valoir le directeur de l'environnement de la mine Canadian Malartic, Pascal Lavoie. Le dernier dépassement est en date du 8 mai 2015 et dans la moyenne des douze derniers mois, on est à 20 % de la norme. Donc, c'est en effet une mesure tangible étant donné qu'on a pris des données réelles. »

Désaccord des groupes citoyens et environnementaux

Le Comité de citoyen de la zone sud de la voie ferrée de Malartic et la Coalition Québec meilleure mine jugent pour leur part l'étude incomplète. Ils demandent une étude indépendante et rappellent que la compagnie ne mesure pas les particules de poussières fines PM10.

Les groupes avancent que l'étude délivrée par la compagnie ne tient pas compte des impacts sur la santé psychosociale de ses installations. Ils soulignent par ailleurs que le document ne tient pas compte des poussières émises en 2010 et 2011.

« On a l'impression et non seulement l'impression qu'il y a des éléments qui ne font pas partie de l'étude et c'est pour ça que nous on se dit que quand on fait une étude sur tous les impacts par rapport à la santé, c'est important d'avoir tous les facteurs et les éléments dans l'étude, croit l'avocate et personne-ressource pour le Comité de la zone sud de la voie ferrée, Nicole Kirouac. Si on prend seulement certains volets, on peut arriver à tels résultats. Par contre, quand on a toutes les composantes, le résultat peut être assez différent. »

Canadian Malartic mesure les particules totales et les particules fines PM2,5. En ce qui concerne les PM10, la compagnie mentionne qu'il s'agit d'une fraction des particules totales. Puisque les émissions de poussière représentent environ 20 % de la norme, la compagnie assure qu'il n'y a pas de risque pour les PM10 qui justifie une prise de données.

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