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Quand les élèves du secondaire viennent aider à contrer l'intimidation à l'école primaire de Notre-Dame-du-Nord

Une vingtaine d'élèves de secondaire 4 et 5 contribuent à enrayer l'intimidation à l'école primaire St-Joseph de Notre-Dame-du-Nord. Depuis deux semaines, ils sont des modèles positifs chaque midi dans la cour d'école. Ils prennent part à un projet initié par des étudiantes de Techniques en travail social au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue.

Avec les informations d'Angie Landry

D'un cours de cégep à la cour d'école

Les quatre étudiantes en question étaient au fait d'une problématique de violence et d'intimidation à l'école St-Joseph. Dans le cadre de leur cours « projet d'intervention communautaire », elles ont imaginé un projet pilote de lutte à l'intimidation. Elles ont ensuite proposé cette idée à l'école primaire Saint-Joseph de Notre-Dame-du-Nord, dans le but d'enrayer le problème d'intimidation dans la cour d'école le midi.

« C'est la meilleure affaire du monde! »

Andréanne, élève du primaire, est heureuse que 19 grands du secondaire viennent s'amuser dans la cour de son école le midi. « C'est la meilleure affaire du monde! », dit-elle. D'ailleurs, selon elle, il y a moins de disputes et l'ambiance est plus joyeuse. « Ce que j'aime, c'est qu'il y a d'autres ateliers qu'on ne fait pas souvent et surtout qu'on s'est fait d'autres amis! », ajoute-t-elle.

Jean-Mathieu Ouellet, qui est en secondaire 5, n'a pas hésité à venir occuper les jeunes du primaire le midi. « Quand on est venus la première fois, j'ai vraiment fait le saut! Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait un gros problème [d'intimidation et de violence] comme ça et ça m'a vraiment touché », admet-il.

Marie-Pier Boucher, qui participe aussi au projet, ne croyait pas non plus que l'intimidation était aussi grande à l'école St-Joseph. « On veut que les jeunes, quand ils arrivent au secondaire, ils aient aimé leur primaire et qu'ils aient des amis et que tout ça aille bien pour eux », affirme-t-elle.

Des résultats positifs en peu de temps

Selon les étudiantes du cégep qui mènent le projet, les résultats sont encourageants, après seulement deux semaines. Myriam Lapierre est l'une des responsables de l'initiative. Elle admire l'implication des jeunes du secondaire. « Je suis vraiment contente des résultats. On a eu des bons commentaires des étudiants du secondaire. Il y en a même qui ont dit que ça avait eu un impact sur eux, que lorsqu'on a fait notre mini-formation, ils ont pris conscience de la problématique », souligne-t-elle.

Même son de cloche chez la directrice des écoles primaire et secondaire de Notre-Dame-du-Nord, Marie-Hélène Brault. « Tout le monde est gagnant, estime-t-elle, parce que mes grands du secondaire, eux autres, ça leur permettait de sortir, puis de bouger, et les petits sont super contents parce qu'il y ait quelqu'un qui les anime. »

Marie-Hélène Brault compte maintenir ce programme pour les années à venir.

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