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Quand « ouverture de la pêche » rime parfois avec « braconnage »

À quelques jours de l'ouverture de la saison de pêche, les agents de protection de la faune rappellent aux pêcheurs d'être prudents et de respecter les quotas.

Un texte de Lise Millette

En Abitibi-Témiscamingue, le doré fait partie des espèces les plus braconnées en raison d'un surplus de prises ou d'un non-respect de la taille autorisée.Nancy Binette, sergente à la protection de la faune à la direction régionale, rappelle les règles pour le transport des poissons.

« L'ouverture de la pêche c'est vendredi, on rappelle aux gens d'être prudents sur les plans d'eau, de respecter les limites de prises et la longueur de doré, surtout parce qu'il y a une limite de taille. La peau du doré doit adhérer au filet complètement et être en filet « portefeuille » jusqu'à la maison. Tant qu'ils ne sont pas à la résidence permanente, les poissons doivent être identifiables, mesurables et dénombrables. »Pour la zone 13, les dorés doivent mesurer de 32 à 47 cm, sauf exception pour certains plans d'eau. La limite de prise est de six dorés par personne en possession.

Saisies« Habituellement, les agents saisissent les poissons qui sont en surplus ou qui ne sont pas de la bonne longueur », indique Mme Binette.

« Ensuite, le dossier est envoyé au service juridique qui évalue la preuve qu'on a et qui décide si oui ou non des accusations sont portées », ajoute Mme Binette.Outre le doré, l'orignal est aussi une espèce pour laquelle plusieurs constats ont été émis en 2017-2018 en Abitibi-Témiscamingue. Sur les 573 constats remis, 229 étaient en lien avec la chasse à l'orignal, selon les données du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Avec ces données, la région a décerné 7 % des 8000 constats attribués durant cette période.

Relève sur le territoireUne trentaine d'agents de la protection de la faune doivent couvrir un important territoire en Abitibi-Témiscamingue. Pour Nancy Binette, sans parler de problème de recrutement, la relève est espérée.« Toutes les régions du Québec sont affectées par les départs à la retraite », soutient Mme Binette.En juin, une jeune cohorte terminera sa formation à l'École de foresterie de Duchesnay, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, près de Québec. On y compte 28 aspirants qui pourraient grossir les rangs des différents bureaux, partout au Québec.

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