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Quatre témoins entendus au procès de Justin Bresaw

Quatre témoins ont été entendus ce matin au procès de Justin Bresaw, au palais de justice de Val-d'Or. L'homme est accusé du meurtre au premier degré de René Deschatelets et de sa conjointe Diane Duhaime. Il fait aussi face à une accusation de meurtre au deuxième degré de Jean-Guy Labelle. Les faits remontent au 17 septembre 2012, à Amos.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Le jury a entendu trois témoignages ce matin.

C'est un homme qui était camionneur au moment des faits qui a été entendu le premier. Il a expliqué avoir entendu un bruit sourd, s'apparentant à une explosion, alors qu'il circulait en direction ouest sur la 4e Avenue. Il dit aussi avoir observé un homme d'une quarantaine d'années, assez grand et presque chauve, a-t-il dit, s'arrêter un court instant au moment de l'explosion, avant de quitter les lieux en direction inverse à bord d'un véhicule qui était stationné devant la résidence.

Le procureur de la couronne, Me Thierry Potvin, a par la suite interrogé un enquêteur de la Sûreté du Québec, qui a interrogé les proches des victimes et le voisinage le jour et le lendemain des événements.

On a aussi présenté un extrait d'une vidéo captée par une caméra de surveillance derrière le comptoir du Pétro-Canada de Cadillac. La vidéo a été récupérée par le policier dans les jours qui ont suivi les événements, et où l'on voit un homme vêtu de rouge faire une transaction à la caisse.

L'avant-midi s'est terminée avec le témoignage d'un homme qui était pompier volontaire au moment des faits. Il a été appelé dans l'après-midi du 17 septembre pour aller combattre l'incendie qu'il a décrit comme majeur.

Ce pompier dit avoir trouvé trois corps au sous-sol de la maison avec ses coéquipiers. Il affirme avoir pu en sortir deux avant de devoir être relayé par des collègues parce qu'il arrivait au bout de l'autonomie de sa bonbonne d'oxygène.

Un deuxième pompier a également témoigné brièvement en début d'après-midi.

En tout les témoignages des pompiers ont duré respectivement un peu plus de 30 minutes et 15 minutes, ce qui a irrité le juge Richard Grenier. Selon lui, il est inacceptable de mobiliser les 12 jurés durant toute la journée alors que la cour a siégé moins d'heure au total.

Il a ajouté que l'essentiel de ce qui a été dit aurait pu être fait par admission de preuve.

Les témoignages reprendront jeudi matin, avant une relâche de trois jours, jusqu'à lundi.

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