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Québec autorise l'une des plus grosses mines à ciel ouvert au Canada

Royal Nickel peut maintenant aller de l'avant avec son projet Dumont à Launay : le gouvernement du Québec vient d'annoncer la délivrance du certificat qui autorise la minière à réaliser son projet de plus de trois milliards de dollars.

Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), David Heurtel, et le ministre délégué aux mines et responsable de l'Abitibi-Témiscamingue, Luc Blanchette, en ont fait l'annonce ce matin à Launay.

David Heurtel a rappelé que le projet avait été qualifié d'acceptable par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) et qu'il respecte les critères de développement durable. Il a aussi parlé d'un projet majeur du point de vue du développement économique.

Le ministre a par ailleurs sommé la minière de respecter les conditions d'autorisation suivantes : 

  • la limitation de la quantité de matériel à extraire de la fosse quotidiennement;
  • le suivi de la qualité des eaux à l'effluent minier;
  • la mise en œuvre d'un programme de surveillance et de suivi;
  • l'élaboration d'un plan d'urgence détaillé;
  • la limitation de la durée de validité du certificat d'autorisation.

Écoutez l'entrevue avec le ministre délégué aux mines, Luc Blanchette, et le directeur au développement durable de Royal Nickel, Pierre-Philippe Dupont : 

Une émission prématurée, dit Pikogan

Le ministre a cependant souligné que la minière doit poursuivre le dialogue avec les communautés autochtones établies dans le secteur.

La communauté de Pikogan a d'ailleurs rapidement réagi à l'annonce de l'émission du certificat d'autorisation, qu'elle juge « prématurée ».

« Nous sommes très déçus de l'attitude du Québec. Depuis un an, nous avons tenté plusieurs fois d'amener le gouvernement à respecter ses obligations et à nous consulter adéquatement. Le gouvernement va trop vite avec cette annonce », a déclaré le chef de la Première nation Abitibiwinni par voie de communiqué.

Bruno Kistabish a précisé que la communauté de Pikogan n'est pas contre le projet, mais souhaite que ses droits ancestraux soient respectés. La Première nation Abitibiwinni souligne d'ailleurs être présentement en pourparlers avec l'entreprise.

Un beau jour pour le développement minier selon l'AMQ

Pour sa part, l'Association minière du Québec (AMQ) parle d'un « beau jour pour le développement minier ». Elle mentionne entre autres la diversification du portefeuille minier de l'Abitibi-Témiscamingue.

« L'AMQ a souvent mentionné au gouvernement l'importance de favoriser le développement minier au Québec, rappelle la présidente-directrice générale de l'AMQ, Josée Méthot. La diversification des filières minérales est une des solutions à envisager pour que le Québec conserve sa place parmi les leaders miniers mondiaux.

Royal Nickel contribue, à sa façon, à cet objectif et, comme association, nous en sommes fiers », a-t-elle poursuivi, précisant que le projet prévoit employer 1200 personnes pendant la phase de construction et 500 personnes par la suite.

Royal Nickel souhaite mettre en valeur le gisement de nickel, évalué à 4,63 mégatonnes de concentré de nickel, par l'exploitation d'une fosse à ciel ouvert. La mine Dumont sera située sur le territoire des municipalités de Launay et de Trécesson, à environ 25 kilomètres à l'ouest de la ville d'Amos.

Après une période de construction de deux ans qui doit s'amorcer en 2016, la durée de vie de la mine doit être d'environ 33 ans. L'entrée en production devrait se faire en 2019.

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