Retour

Québec investit dans la restauration des sites miniers abandonnés

Dans son budget 2016-2017, le gouvernement provincial s'est donné comme mission de réduire de 80% son passif environnemental lié aux sites miniers abandonnés d'ici mars 2022.

Avec les informations de Piel Côté

Comme le rapportait plus tôt cette semaine le quotidien Le Devoir, Québec haussera d'ailleurs la cadence des investissements à compter de cette année avec des sommes records affectées aux travaux reliés aux sites miniers abandonnés.Les groupes environnementaux, « la province tout comme les minières n'en font pas encore assez », alors que les capacités d'intervention du ministère plafonnent.Travaux coûteuxLes 88,5 millions de dollars qui seront investis cette année représentent 138 % de l'argent investi au cours des dix dernières années à cet effet.L'ingénieure à la direction de la restauration minière du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, Olivia Dawson, explique toutefois que les étapes à venir représentent les travaux les plus coûteux dans le cadre du processus de restauration.

« Quand on va chercher du matériel à l'extérieur du site, il faut souvent recouvrir les résidus miniers, soit par de la terre végétale ou de la mise en végétation. Ce sont vraiment les gros investissements en terme de restauration minière », explique Mme Dawson.

Elle ajoute que chaque projet est réalisé selon un processus rigoureux.

Québec peut faire plus, disent les groupes environnementauxCertains environnementalistes voudraient toutefois que Québec en fasse plus.Selon le titulaire d'un doctorat en hydrogéologie et environnement minier et chercheur à l'UQAT, Bruno Bussières, la réalité est que le ministère fonctionne déjà à pleine capacité.« Il y a une limite. Les équipes gouvernementales ne peuvent pas gérer un nombre infini de projets », souligne-t-il.Le porte-parole du Regroupement vigilance mines d'Abitibi-Témiscamingue (REVIMAT), Marc Nantel, voudrait même que Québec exige des minières d'aujourd'hui qu'elles payent pour les erreurs du passé.Une proposition qui est toutefois rejetée par le ministre responsable de l'Abitibi-Témiscamingue, Luc Blanchette.

« Il y a peut-être 50 % du montant qui pourrait être payé par les minières. Ce n’est pas à tous les contribuables à payer. On ne remettra pas ça en question. Je comprends l'idée, mais non, ça ne fait pas partie de la planche à dessin ni des éléments de solution », fait valoir le ministre.Luc Blanchette a également confirmé que le gouvernement n'augmenterait pas les redevances minières afin de soutenir les futures restaurations.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Recettes de Noël - Ragoût de boulettes de dinde et épinards