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Québec veut expulser l'ex-maire de Lebel-sur-Quévillon de son camp de chasse

L'ex-maire de Lebel-sur-Quévillon, Gérald Lemoyne, a comparu mardi au Palais de justice d'Amos, afin de se de défendre contre une demande d'ordonnance d'éviction émanant du gouvernement.

Avec les informations de Thomas Deshaies

Gérald Lemoyne possède un camp de chasse depuis 1979 au sud-ouest du lac Cuvillier, situé dans la MRC de la Vallée-de-l'Or, sur des terres appartenant à l'État.

Or, les autorités compétentes l'auraient informé que son camp ne respecterait pas les conditions de son bail. « Il est, entre autres choses, trop grand et ne respecte pas la condition maximale de l'abri sommaire, explique l'avocat pour le Procureur général du Québec, Leandro Steinmander. Le ministère a exercé le pouvoir que la loi prévoit, de révoquer le bail en conséquence. »

Puisque M. Lemoyne refuse de céder son camp, le gouvernement a demandé, au printemps 2015, à ce que la justice prononce une ordonnance d'éviction.

Révocation contestée

M. Lemoyne conteste cette demande de révocation, puisque selon lui, il bénéficierait de droits acquis. Lors de son témoignage, il a affirmé que des fonctionnaires du gouvernement lui auraient assuré, il y a plusieurs années, que malgré des ajustements aux normes gouvernementales qui ont eu lieu dans les dernières décennies, il n'avait pas à s'y conformer.

L'ex-maire de Lebel-sur-Quévillon a martelé qu'il se serait fait répondre par des fonctionnaires : « Cassez-vous pas la tête, vous avez des droits acquis ».

Il a aussi mentionné que le camp de chasse occupait une place cruciale dans sa vie familiale. Il a d'ailleurs eu de la difficulté à retenir ses émotions lorsqu'il a énuméré les différentes péripéties de cette histoire, qui remontent à plusieurs années.

Les audiences surviennent alors que la MRC de la Vallée-de-l'Or a amorcé une réflexion afin de déterminer s'il serait souhaitable de convertir des baux d'abris sommaires, en baux de villégiatures, ce qui permettrait notamment, de régulariser plusieurs installations.

Les plaidoiries auront lieu mercredi au Palais de justice d'Amos et la juge Isabelle Breton devra ensuite trancher. M. Lemoyne ainsi que son avocat ont indiqué vouloir attendre que les délibérations soient terminées avant de commenter l'affaire dans les médias.

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