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Quel est l'avenir des municipalités qui cohabitent avec d'importantes mines?

L'argent provenant des minières est une partie importante du budget de certaines municipalités. À Preissac ça représente 49 % du budget total, pour Malartic, c'est 29 %. Quel est l'avenir de ces municipalités lorsque les mines fermeront?

Ce reportage est le troisième d'une série sur l'industrie minière en Abitibi-Témiscamingue.

Avec les informations de Jean-Marc Belzile

Le maire de Preissac, Stephane Lavoie assure avoir déjà un plan. « On a vraiment mis l'emphase sur des projets qui vont apporter du tourisme à Preissac, donc de ce fait vont, apporter de l'économie locale », dit-il.

Le maire de Malartic, Martin Ferron, affirme que c'est pour cette raison que le programme ÉcoMalartic a été créé. L'objectif est d'assurer la vitalité de la communauté à long terme. « Pour préparer notre fiscalité municipale en fonction que le choc ne soit pas sur le dos des payeurs de taxes, c'est-à-dire qu'il y ait un impact majeur à la fermeture de la minière qui viendrait doubler les taxes, qui viendrait doubler les services », explique le maire Ferron.

Martin Ferron croit que les municipalités devraient obtenir une part plus importante des redevances minières pour y arriver.

En 2016, Malartic recevra 100 000 $ alors que la mine Canadian Malartic a payé 15 millions au gouvernement du Québec. « On part de loin Malartic, on parle d'une revitalisation complète d'une ville. On n'a pas toutes les sommes pour faire ça. En premier lieu, il faudra respecter ceux qui accueillent le domaine minier et qui subissent les impacts majeurs à la fermeture », plaide-t-il.

Dans l'histoire, de nombreuses municipalités se sont retrouvées en difficulté financière à la suite de la fermeture d'une mine. L'avenir nous dira si Preissac et Malartic réussiront à se démarquer.

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