Retour

Recrutement de témoins et d'enquêteurs pour la commission Écoute, progrès et réconciliation

La Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics poursuit ses travaux pendant la période estivale. Malgré que les audiences soient en pause pour l'été, l'équipe de la commission va à la rencontre de communautés autochtones et recrute du personnel pour mener ses enquêtes.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

Les audiences de la Commission provinciale Écoute, réconciliation et progrès ont débuté en juin et elles reprendront le 11 septembre prochain à Val-d'Or.

Pour le moment, les enquêteurs ne proviennent pas d'autres régions que l'Abitibi-Témiscamingue, explique le procureur en chef, Christian Leblanc. « On n'en a pas encore, ça risque de se produire, parce que, si on trouve des gens qui rencontrent le profil qu'on recherche et que ces gens-là sont sur le territoire innu, par exemple, qui est complètement dans l'est de la province, ça pourrait arriver qu'on engage des gens à distance pour couvrir le territoire au nom de la commission. Mais pour l'instant, on a une équipe qui est basée ici, à Val-d'Or, et qui va devoir nécessairement se déplacer », explique-t-il.

À la rencontre des communautés

Dimanche, une rencontre était organisée avec le Conseil tribal de la nation algonquine Anishinageg, à Maniwaki. Une autre séance publique d'information aura lieu pour les membres de la communauté de Kitigan Zibi, en Outaouais, mercredi. Ce sera la troisième communauté rencontrée par la commission après celles de Lac-Simon et Kitcisakik en Abitibi.

Ces rencontres ont pour but d'informer les chefs et les membres des communautés sur les travaux de la commission. « On présente nos équipes, comment on va se déplacer, quels sont les moyens de communiquer avec nous, de quelle manière les récits seront recueillis et emmenés en audience et quelles sont les ordonnances qui peuvent être émises pour faciliter la vie des témoins qui auront des choses parfois très sensibles à raconter. On pourra même protéger leur identité. Ces ordonnances-là, sont aussi ouvertes aux travailleurs des six services publics couverts », indique Christian Leblanc.

Le procureur en chef affirme aussi que ces rencontres publiques permettent d'informer les gens sur la différence entre cette commission d'enquête provinciale, qui s'attarde aux relations entre les Autochtones et certains services publics et la commission nationale, qui elle, s'intéresse aux femmes autochtones assassinées ou disparues. « C'est important d'expliquer aux gens c'est quoi la différence entre les deux mandats, mentionne Christian Leblanc. Le fait qu'il y ait deux commissions d'enquête, ça peut créer un peu de confusion ».

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un homme sauve un faucon d'une attaque de serpent





Rabais de la semaine