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Réduction de l'enfouissement des déchets : les MRC de l'Abitibi-Témiscamingue en consultations publiques

Les MRC de l'Abitibi-Témiscamingue procèdent actuellement à la révision de leurs Plans de gestion des matières résiduelles afin d'inclure de nouvelles mesures pour réduire leurs déchets, conformément aux exigences de la Loi sur la qualité de l'Environnement. Les premières consultations publiques ont d'ailleurs été organisées par la ville de Rouyn-Noranda et la MRC de la Vallée-de-l'Or afin de recueillir les commentaires des citoyens. Dans les autres MRC, les consultations doivent suivre cet l'automne.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

Près de 6 200 tonnes de déchets transitent chaque année par le centre de valorisation du Témiscamingue situé à Fabre. La MRC qui veut réduire cette quantité va lancer une campagne de sensibilisation sur le tri cet automne, explique la directrice Kathy Pellerin. 

Sensibilisation toujours nécessaire

« On s'enligne sur une nouvelle campagne d'information, sensibilisation, éducation, explique Kathy Pellerin. 

La MRC va aussi réviser son Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) 2016-2020. L'implantation d'un incinérateur va retenir l'attention durant cette période, ajoute Kathy Pellerin. « C'est vraiment le déchet qui nous coûte très, très cher et qu'on veut régler avec notre projet d'incinérateur. »

La MRC de la Vallée-de-l'Or, qui vient de tenir des consultations publiques sur le PGMR, souhaite implanter 40 mesures. La plus importante est le compostage, affirme l'adjointe aux communications, Sophie Richard-Ferderber.

« Ce qui est probablement le plus majeur dans notre projet de plan, c'est l'implantation d'une collecte de résidus organiques de porte-à-porte pour favoriser leur compostage », dit-elle.

Points d'interrogation au CREAT

Le Conseil régional de l'environnement de l'Abitibi-Témiscamingue (CREAT) se réjouit du travail effectué par les MRC. Il est cependant d'avis que les plans pourraient être plus ambitieux.

Le CREAT est aussi inquiet par rapport à la collecte des matières organiques, explique la chargée de projet Sophie Laliberté. « On est très contents que les différentes MRC se penchent sur la question. [Mais] il reste à savoir comment ça sera fait, on a parfois des inquiétudes à savoir est-ce qu'on est vraiment prêts, nuance-t-elle. Par exemple, on pense à l'implantation de la troisième voie, la collecte des matières organiques des résidus de tables. »

Le gouvernement prévoit bannir des sites d'enfouissement des matières organiques putrescibles d'ici 2020.

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