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Réflechir collectivement à la pénurie de main d'oeuvre

Le premier Colloque RH de l'Abitibi-Ouest se déroule mercredi au Centre Saint-André de La Sarre sous le thème « Survivre à la pénurie de main-d'œuvre ».

D’après une entrevue de David Chabot, à Des matins en or

La Table RH et ses partenaires ont décidé de créer cet événement pour faire face au défi de la pénurie de main-d’œuvre que connaît la région.

L'une des invités est la spécialiste en gestion des ressources humaines et consultante en gestion de la diversité culturelle en milieu de travail, Marie-Laure Eude.Au micro de David Chabot, elle a affirmé qu'il y avait des avantages à faire venir des travailleurs étrangers, mais aussi des obstacles à considérer.

« J’ai pu voir, dans des entreprises, des individus qui arrivaient sur des permis temporaires. Malheureusement, l'entreprise avait beaucoup moins de commandes, donc une baisse de productivité et elle n'était plus dans la possibilité des garder. Mais ces gens-là étaient venus et voulaient rester. On peut créer des misères humaines par rapport à ça. »

Sélectionner les employés différemment

Marie-Laure Eude estime que l'immigration doit être pérenne et non organisée en fonction du marché.Par ailleurs, pour faire face à la pénurie de main d'œuvre, Marie-Laure Eude pense que les employeurs doivent aussi sélectionner différemment leurs futurs employés, entre autres, selon l'approche par compétences essentielles.« On ne fait plus de recrutement traditionnel axé sur un C.V. avec des diplômes, mais plutôt axé sur l'expérience de vie de l'individu. Néanmoins, ça demande une logique très structurée. On n’évalue pas les compétences de façon aléatoire ».« On tient compte du diplôme de vie », dit-elle. « Donc, une personne qui aurait un parcours atypique a de plus grandes chances de rentrer dans le monde du travail, parce qu'on va s'intéresser aux compétences et non aux activités. »

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