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Règlement sur les pitbulls : la famille de Mégan Dubé est sous le choc

La famille de Mégan Dubé est sous le choc après la décision de la Ville de La Sarre d'autoriser les chiens de race pitbull sur son territoire, sous certaines conditions.

Avec les informations de Jocelyn Corbeil

La Ville a adopté, cette semaine, un nouveau règlement sur les chiens potentiellement dangereux.

Les propriétaires de ces chiens devront, notamment, détenir un permis, faire stériliser leur animal et suivre une formation en dressage.

Rappelons qu'en 2012, à La Sarre, Mégan Dubé, alors âgée de 12 ans, a été attaquée par trois pitbulls à son retour de l'école.

Le retour de l'autorisation d'avoir un chien pitbull sous certaines conditions à La Sarre bouleverse la famille Dubé.

Près de sept ans après le drame, le père de Mégan, Johnny Dubé, est toujours marqué par l'attaque.

« Beaucoup de blessures physiques qui ont pris beaucoup de traitements, de spécialistes à Laval en reconstitution et en esthétique. Pour ce qui est des séquelles psychologiques, elles sont toujours là, même après sept ans, c'est encore actif », explique-il.

Johnny Dubé comprend mal la décision de la Ville de La Sarre de modifier sa réglementation sur les chiens potentiellement dangereux.

« Je trouve ça très désolant, je suis très en désaccord qu'on s'entête peut-être à prendre la chance. Nous autres, ç'a chambardé notre vie, c'est encore actif. Oui, c'est plus sévère, il y a beaucoup de normes, sauf qu'il faut qu'elles soient respectées. On avait une loi qui les interdisait avant et il y avait des pitbulls qui se promenaient à La Sarre, il ne se passait rien », ajoute-il.

À la Ville de La Sarre, on souligne que l'ancienne réglementation qui interdisait de posséder un pitbull était difficile à défendre en cour.

La nouvelle réglementation devrait faciliter son application.

« Ça va quand même être limitatif, ce n'est pas un open bar où n'importe qui peut avoir un chien pitbull à La Sarre, ce n'est pas vrai. Par contre, le fait de connaitre les propriétaires et de mieux encadrer, on est convaincu que ça va être la bonne façon de faire, parce que de toute façon, quand on nous appelait, les gens cachaient la présence d'un pitbull et quand on avait à agir, c'était vraiment difficile », précise Isabelle D'Amours, directrice générale de la municipalité.

Ce sont les travailleurs de la nouvelle SPCA d'Abitibi-Ouest qui auront le mandat de faire l'inventaire des chiens pour faire appliquer la nouvelle réglementation.

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