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Relance de l'usine de Lebel-sur-Quévillon : Unifor demande l'intervention du premier ministre

Le syndicat Unifor demande l'intervention du premier ministre Philippe Couillard dans le dossier de la relance de l'usine de Lebel-sur-Quévillon.

Avec les informations de Sandra Ataman

Le directeur québécois du syndicat, Renaud Gagné, est de passage à Amos aujourd'hui. Selon le syndicat, Domtar exige à tout nouvel acquéreur de l'usine de ne pas produire plus de 100 000 tonnes de pâtes Kraft annuellement, et ce, pour une période de huit ans.

Renaud Gagné explique que cette condition vaut autant pour Fortress Paper, l'actuel propriétaire, que pour de futurs acquéreurs. Selon lui, cette condition nuit à la vente et au redémarrage de l'usine, dont la production est à l'arrêt depuis 2008.

« Domtar avait imposé 100 000 tonnes maximum dans une période de huit ans. Après la période de huit ans, on pouvait en produire [davantage], mais le problème c'est qu'on n'a jamais pu démarrer dans d'autres pâtes à cause de la taxe chinoise, précise Renaud Gagné. Donc, ce qu'on souhaiterait, parce que la demande du marché est là, c'est que cette condition-là soit enlevée pour que n'importe quel promoteur puisse redémarrer cette usine-là et produire de la pâte Kraft et autres pâtes. »

Gérald Lemoyne de retour au combat

L'ancien maire de Lebel-sur-Quévillon, Gérald Lemoyne, applaudit la demande du syndicat. Celui qui vient d'être élu conseiller municipal à Lebel-sur-Quévillon explique que la relance de l'usine à motivé son retour en politique municipale.

« Avec ce que le syndicat vient de faire là, c'est un allié et un partenaire - il l'était dans la première phase et il l'est encore aujourd'hui. Je suis très, très content de voir que le syndicat prend les choses en main, explique M. Lemoyne. Évidemment, je vais travailler avec eux autres. »

Entente de principe entre Unifor et Forex

Par ailleurs, le syndicat Unifor a annoncé la conclusion d'une entente de principe avec l'entreprise Forex d'Amos. Les membres devront se prononcer sur le contenu de l'entente vendredi. Actuellement, une cinquantaine de personnes travaillent à la relance de l'usine. Le projet de relance pourrait créer plus de 300 emplois.

« C'est une entente de principe pour laquelle on s'est entendus, précise le directeur québécois du syndicat, Renaud Gagné. Normalement, c'est parce qu'on partage les mêmes points de vue. Je pense que c'est important que nos membres puissent avoir cette stabilité-là, d'avoir des conditions de travail qui reflètent le marché et qu'on puisse faire croître cette entreprise-là qui était fermée depuis 2008. »

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