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Relève en foresterie : un défi pour les entreprises de Senneterre

Assurer la relève est un défi pour les entreprises forestières. Le discours protectionniste du nouveau président américain Donald Trump et la négociation pour un nouvel accord sur le bois d'œuvre renforcent l'incertitude dans cette industrie.

À Senneterre, l'industrie forestière s'interroge sur son avenir.

L'entreprise PLC, de Senneterre, œuvre dans la conception et la fabrication d'équipements forestiers depuis 1989.

Depuis deux ans, son président, Germain Fournier, fait appel à une nouvelle équipe.

Après 20 ans, avant de manquer de souffle, je me suis dit qu’on va s'associer avec des gens qui sont vraiment motivés et on va donner le flambeau.

Germain Fournier

Sa fille, Mindie Fournier, a accepté le défi, malgré les incertitudes.

On rayonne partout, pas juste au Canada, pas juste aux États-Unis, mais mondialement. On a des projets partout.

Mindie Fournier

Mais la relève n'est pas toujours au rendez-vous dans les entreprises. Le vice-président du Syndicat de Tembec, nouvellement Produits forestiers Résolu, à Senneterre, Daniel Chiasson, souhaiterait plus d'ouverture des employeurs.

« Pour aller suivre un cours de mécanicien industriel, on demande comme prérequis un secondaire 3 ou 4 ou un équivalent, dit-il. Pourquoi on demande un secondaire 5 à un simple travailleur pour travailler? »

La planification budgétaire du gouvernement nuit aussi au recrutement selon Cathy Tremblay, de Foresterie A.S.L.

Une personne qui souhaiterait planifier un avenir, c'est insécurisant, parce que, les budgets, on les a pour un an ou deux.

Cathy Tremblay

Lors de son passage à Senneterre vendredi, le ministre des Forêts a assuré qu'il allait prendre en considération cette question. Luc Blanchette fait aussi appel aux familles, aux établissements scolaires, aux entreprises et aux médias pour valoriser les choix de carrières dans le milieu forestier.

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