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Rencontre sur l'élevage caprin au Témiscamingue : le débat sur la mise sur pied d'un abattoir régional ressurgit

Au Témiscamingue, une rencontre sur l'élevage caprin organisée par la MRC regroupant plusieurs éleveurs et futurs éleveurs de chèvres a été l'occasion de faire ressurgir le sempiternel débat sur l'établissement d'un abattoir régional ainsi que l'enjeu de la formation.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

La propriétaire d'une ferme d'élevage caprin destiné à l'abattage à Fabre, Lynda Clouâtre, doit envoyer les chèvres en Ontario pour la mise en marché puis l'abattage. Des coûts supplémentaires de transport qui s'ajoutent aux charges de sa ferme, d'où selon elle l'importance d'avoir un abattoir dans la région.

« Ça ferait une diversité, ça nous ferait un revenu de plus si on pouvait avoir de la transformation directement ici au Témiscamingue, croit-elle. [Ça aiderait] aussi pour faire connaître nos produits. [Ce sont] des coûts de transport supplémentaires.

La MRC du Témiscamingue, qui travaille sur un projet d'abattoir depuis des années, affirme que le dossier est très complexe puisqu'il implique le gouvernement fédéral et provincial. Le préfet Arnaud Warolin souligne toutefois qu'il y a de l'ouverture tant à Ottawa qu'à Québec pour trouver une manière d'accommoder la région, par exemple en permettant d'utiliser l'abattoir de Belle-Vallée en Ontario.

« L'abattoir de Belle Vallée est à 3 km de la frontière du Témiscamingue, c'est un outil qui paraît logique, indique le préfet. Mais il y a d'autres possibilités aussi. On est en train de les regarder, on a un comité là-dessus, qui travaille plusieurs possibilités, soit d'obtenir un permis qui nous permettrait d'avancer, soit qui nous permettrait d'obtenir une dérogation ou un projet pilote. Toutes les options sont actuellement analysées par le ministère de l'Agriculture [des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec]. »

L'enjeu de la formation

Les éleveurs et les futurs éleveurs caprins du Témiscamingue veulent aussi avoir accès à plus de formation qui touche à leur domaine d'activité. Plusieurs d'entre eux se sont exprimés sur le sujet lors de la rencontre de vendredi.

Pour la représentante du regroupement caprin du Témiscamingue, Magali Aumond, la formation serait une manière de renforcer cette production en région.

« Il y a beaucoup de besoins, avance-t-elle. On va vérifier en ce sens-là avec les autres organismes, les centres de formation et la MRC, voir comment on va pouvoir apporter une solution à ces besoins-là. Ce qui est ressorti en priorité c'est une formation sur l'alimentation, l'alimentation des chèvres. Par la suite ça va être plus une journée à la ferme ou encore une journée chèvre pour avoir d'autres formations. »

Selon Magali Aumond, la production caprine intéresse des producteurs de la région, certains sont même venus de l'extérieur visiter le Témiscamingue pour lancer leurs propres projets.

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