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Rentrée scolaire sur fond de revendications au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue

C'est la rentrée scolaire dans les campus du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue et l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT). Au Cégep, c'est près de 2600 étudiants qui font leur entrée pour cette session d'automne. Sur le campus de Rouyn-Noranda, plusieurs d'entre eux ont été accueillis par des membres du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue (SEECAT) qui leur ont remis des pommes et des tracts.

En entrevue à l'émission Des matins en or, le directeur des études au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, Éric Aubin, a parlé de l'importance de la rentrée pour les étudiants. « C'est la première fois qu'ils entrent dans une programme qu'ils ont véritablement choisi d'un bout à l'autre [...] Ils s'en vont vraiment dans leur domaine apprendre un métier, une technique ou se préparer pour les études universitaires, alors il y a quelque chose de vraiment stimulant pour eux là-dedans », croit-il.

Du côté de l'UQAT, on note cette année une hausse de 3 % du nombre d'étudiants pour la rentrée. « Beaucoup de gens de l'Abitibi-Témiscamingue viennent étudier chez nous, mais de plus en plus de personnes qui viennent de l'extérieur. Au cours de l'année 2015-2016, on va avoir près de 70 étudiants d'origine française qui viennent étudier chez nous dans nos programmes en multimédia », a souligné la rectrice de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Johanne Jean.

Pommes et tracts

Sylvie Nicole, présidente du SEECAT, explique que les enseignants et enseignantes ont remis des pommes aux étudiantes et étudiantes lors de la rentrée puisqu'il s'agit du symbole de la connaissance. En ce qui concerne le tract qui leur était également remis, Mme Nicole précise qu'il contenait « des informations sur des éléments plus spécifiques pour les étudiants concernant les moyens de pression qu'on allait mettre en oeuvre et la négociation. »

Selon Mme Nicole, des contrecoups des récentes compressions budgétaires imposées par le gouvernement se feront sentir cet automne. « Déjà à la rentrée, la direction des études a demandé à parler aux profs d'une manière très ouverte et très transparente en nous demandant d'être patients, qu'on ne pouvait plus faire les choses comme avant, qu'il y avait un réajustement, qu'il y avait des heures de disponibilités pour des services qui allaient être fluctuantes. Donc, c'est évident que ça a une incidence déjà sur les services de manière générale », dit-elle.

Sylvie Nicole ajoute que les moyens de pression des enseignants et enseignantes pourraient s'accentuer au cours de l'automne, au gré des négociations avec le gouvernement. « On a négocié tout l'été et ça n'a rien donné. Donc, il y a bien des chances que la température augmente. »

Des actions ont également été tenues au campus d'Amos du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue et d'autres pourraient se tenir à Val-d'Or au cours de la semaine.

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