La Paroisse Sainte-Trinité de Rouyn-Noranda mène présentement des démarches pour parrainer trois Syriens qui ont fui leur pays en guerre après un appel à l'aide venu d'outre-Atlantique. 

Le président de la paroisse Sainte-Trinité, Jean-François Bélanger, explique que l'idée est venue du prêtre de la paroisse, Pierre Goudreau.

Après une année d'études à Paris en 2009 en Europe où l'homme de foi s'est lié d'amitié avec des gens des quatre coins de la planète, un ami l'appelle à la rescousse : Fadi al-Salloum, qui a atteint son quota de parrainage auprès du gouvernement français, demande à son ami Pierre s'il est possible pour sa communauté de superviser l'accueil de trois membres de sa famille exilés en dehors de la Syrie.

Le prêtre soumet l'idée au conseil d'administration de la paroisse qui accepte de mener tenter le coup pour venir en aide à ces trois adultes d'une trentaine d'années, dont deux ont présentement trouvé refuge aux Émirats arabes unis et l'autre au Liban. 

« C'est compliqué, mais c'est compréhensible dans le contexte, explique le président de la paroisse, Jean-François Bélanger, qui dit avoir acheminé le formulaire de demande de parrainage dans la soirée de jeudi. On est aux premières étapes. Et étant donné que ce ne sont pas des réfugiés au sens de la loi, ce sont des ''personnes de pays d'accueil'', il y a encore une possibilité que nos candidats ne soient pas acceptés. On est à la première étape. »

Il ajoute que le gouvernement fédéral doit encore valider l'éligibilité des Syriens avant d'émettre des visas, ce qui peut prendre plusieurs semaines. 

Impliquer la communauté

La paroisse dit avoir consulté divers organismes au fil de la démarche, notamment La Mosaïque et Corcovado. Le conseil d'administration de la Ressourcerie Bernard-Hamel a aussi donné son feu vert pour fournir meubles, vêtements et autres denrées alimentaires aux nouveaux arrivants si le projet va de l'avant.

De fil en aiguille, les discussions entre ces organismes et les administrateurs de la paroisse ont aussi permis de déterminer que le Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue jongle aussi avec l'idée d'offrir de l'aide à des réfugiés syriens.

« Quand on a étudié ce dossier-là à la paroisse, on s'est dit qu'on ne voulait pas que ce soit un projet de la paroisse Sainte-Trinité, avance Jean-François Bélanger. On a fait des démarches auprès des gens de la communauté, on a essayé de tisser des liens. [...] Ces gens-là sont intéressés à voir comment notre projet va avancer et pourraient se joindre à nous. »

Encore au stade de projet

S'il parle de l'accueil des Syriens avec enthousiasme, le président du conseil d'administration de la paroisse demeure tout de même prudent, précisant qu'il est encore trop tôt pour recevoir les contributions de la population. 

« On se garde une petite gêne encore, parce qu'on veut s'assurer que nos candidats soient acceptés au moins par le palier fédéral, explique-t-il. À ce moment-là on va entamer des démarches dans la communauté élargie pour recevoir les dons des gens », précisant que les garanties financières pourraient s'élever jusqu'à 25 000 dollars pour chaque candidat. 

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