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Rouyn-Noranda souhaite s'inspirer de Drummondville pour attirer des travailleurs français

Les efforts se multiplient en Abitibi-Témiscamingue pour combler la pénurie de main-d'œuvre spécialisée et la France pourrait être un filon intéressant à explorer.

Avec les informations de Jocelyn Corbeil

Le succès connu par la ville de Drummondville, qui a réussi à attirer une centaine de familles françaises en six ans, sert de modèle.

Trois entreprises de Rouyn-Noranda, accompagnées du Centre local de développement (CLD) de Rouyn-Noranda, participeront à une mission à Paris, à la fin du mois, dans l'espoir d'attirer des travailleurs de l'Hexagone.

Pour la première fois, des entreprises de Rouyn-Noranda participeront aux « Journées Québec à Paris », les 26 et 27 mai prochain.

Des postes affichés en Europe

Après avoir affiché des postes en Europe, le directeur des ressources humaines chez Accès Industriel Minier de Rouyn-Noranda, Daniel Métras, se rendra sur place pour réaliser des entrevues.

« Les postes ont été affichés sur le site Internet. À partir de là, on a reçu environ 50 candidatures. Là, il y a des entrevues de confirmées avec 15 candidats de l'Europe. En gros, on recherche des mécaniciens, des soudeurs, on a aussi affiché des postes de dessinateurs, concepteurs industriels et des machinistes aussi », précise Daniel Métras.

Pour le directeur général du CLD de Rouyn-Noranda, André Rouleau, qui est responsable de la mission, l'immigration est l'une des options choisies pour répondre aux besoins des entreprises.

« L'immigration va aussi faire partie des cibles de recrutement possibles, ça ne veut pas dire que ça répond à tout le monde, ça ne répond pas aux besoins de toutes les entreprises, mais dans des cas particuliers de métiers spécialisés, ça peut être très efficace », affirme-t-il.

Une inspiration

Le succès connu par les entreprises de Drummondville aux Journées Québec à Paris sert d'inspiration à Rouyn-Noranda.

« On a de bons succès. Ce sont plus de 125 familles que nous avons pu recruter, parce que les employeurs qui recrutent un employé amènent souvent une famille avec eux, qui sont installées à Drummondville, qui sont restées dans la région et qui travaillent à combler des besoins », témoigne Martin Dupont, directeur général de la Société de développement économique de Drummondville.

Et en Abitibi-Témiscamingue, les besoins de main-d'œuvre sont aussi très grands. Selon Emploi-Québec, au quatrième trimestre de 2017, il y avait 1785 postes vacants dans la région.

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