Retour

Salon du livre de l'Abitibi-Témiscamingue : place aux réalités autochtones

Les Algonquins sont au cœur d'un livre qui a été lancé, vendredi soir, au 40e Salon du livre de l'Abitibi-Témiscamingue.

Les Anicinabek : du bois à l'asphalte de l'anthropologue Marie-Pierre Bousquet dresse un portrait de cette nation autochtone du Québec, raconte son histoire, son mode de vie, sa culture et les effets de l'arrivée des Européens. 

L'auteur a vécu plus d'une année dans la communauté de Pikogan.  Elle a pu en apprendre davantage sur la culture locale et sur la relation des Anishnabeg avec leur territoire. « On vous parle énormément du territoire. Or, on n'y va pas forcement tout le temps, on ne peut pas y aller, il y a l'école, le travail ... Donc, il y a une espèce de nostalgie », constate Marie-Pierre Bousquet.

L'anthropologue aborde aussi les effets de la colonisation et de la tentative d'assimilation des autochtones qui a suivi à travers les pensionnats autochtones et la Loi sur les Indiens.

« Si je l'ai [le livre] appelé du bois à l'asphalte, c'est que les Anishnabeg se comportaient un peu comme des migrants. C'est quand même très bizarre. Ils ont des comportements de deuxième, troisième génération, et je trouvais ça incroyable puisqu'ils sont les premiers habitants. Comment on peut être déracinés chez soi?  Ils n'ont jamais quitté leur territoire. Ils n'ont jamais cédé leur territoire », dit-elle.

Écrire leur propre histoire...

Le livre « Kuei, je te salue » de Natasha Kanapé Fontaine et Deni E. Béchard a été écrit après une confrontation avec Denise Bombardier au Salon du livre de la Côte-Nord en 2014.  C'est à ce moment que Natasha Kanapé Fontaine, d'origine autochtone, et Deni E. Béchard, un écrivain québéco-américain, ont trouvé l'inspiration pour écrire ce livre épistolaire sur le racisme. Les deux auteurs souhaitent reconstruire l'écoute et le dialogue en entamant une conversation sans tabous sur le racisme entre Autochtones et Allochtones.  

Par ailleurs, Natasha Kanapé Fontaine croit aussi qu'il faut laisser la place à une littérature autochtone : « Il faut que les gens commencent à laisser la place aussi aux Autochtones, qui maintenant savent écrire, maitrisent les langues coloniales et qui savent s'exprimer. On a beaucoup de réflexions et maintenant on est capable de les présenter à la société dominante ... On a notre manière de voir les choses, notre perspective, notre point de vue par rapport à l'histoire, à la situation présente. »

Séances de dédicace au Salon du livre de l'Abitibi-Témiscamingue:  dimanche  14h à 15h30

À lireKuei, je te salue : un livre sur le racisme écrit après une confrontation avec Denise Bombardier

Raconter les pensionnats autochtones : le livre « Nipekiwan, je reviens » de Marcel Pititkwe

L'Atikamekw de Wemotaci a passé 11 ans dans les pensionnats autochtones. Il a subi des agressions physiques et sexuelles, puis il s'est mis à prendre de l'alcool et de la drogue.  Marcel Pititkwe sentait le besoin de parler des ravages que son passage dans les pensionnats autochtones a causés dans sa vie personnelle, familiale et pour tout son peuple. 

Son livre « Nipekiwan, je reviens », raconte sa douleur, mais est aussi porteur d'espoir.

Séance de dédicace au Salon du livre de l'Abitibi-Témiscamingue : dimanche 29 mai de 13h à 16h 

 À lirePensionnats autochtones : un Atikamekw de Wemotaci se raconte dans un livre

Plus d'articles

Commentaires