Retour

Semaine de la santé : le végétalisme selon Élise Desaulniers

Dans le cadre de la Semaine de la santé de Radio-Canada, Des matins en or poursuit sa série sur les types d'alimentation. Aujourd'hui, on aborde le végétalisme avec Élise Desaulniers.

Chercheuse indépendante et militante pour les droits des animaux, Élise Desaulniers partage ses connaissances sur le végétalisme, qui n'est pas tout à fait la même chose que le véganisme. L'un étant dans l'alimentation, l'autre dans toutes les sphères de vie.

« C'est une alimentation qui ne contient aucun produit d'origine animale. On va évidemment éviter la viande, le poulet, le poisson, mais aussi les oeufs et le lait, par exemple », précise Élise Desaulniers.

Un produit ne fait toutefois pas concensus chez les végétaliens : le miel. « Ça dépend si vous considérez les abeilles comme des animaux, souligne-t-elle. En fait, quand on est végétalien, c'est souvent pour des raisons morales. On veut éviter de causer de la souffrance inutile aux animaux, donc c'est clair qu'exploiter des oiseaux pour leurs oeufs ou pour leur chair, c'est une forme d'exploitation, mais on ne sait pas vraiment si les insectes sont capables de souffrir, si les exploiter pour le miel, par exemple, dans le cas des abeilles, est vraiment une sorte d'exploitation. C'est une zone grise. »

Lorsque questionnée par David Chabot à savoir s'il existait un genre de compétition entre les végétariens et les végétaliens, Élise Desaulniers a plutôt parlé d'un spectre. « Quand on regarde dans l'histoire du végétarisme, on voit qu'il y a 2000 ans chez les Grecs, ça pouvait être assez difficile de vivre sans aucune protéine animale, sans fromage, par exemple, ce qui est beaucoup plus facile aujourd'hui. Donc, je pense que c'est un spectre. En général, il y a un tronc commun de valeurs. Je pense que les gens qui sont végétariens et végétaliens s'entendent sur les grands principes. »

Élevage industriel

Élise Desaulniers est d'accord pour dire que ceux qui habitent en campagne et qui ont deux ou trois poules pour leur consommation personnelle ne font pas souffrir leurs animaux. « Ce qu'il faut savoir, c'est que 90 % des produits qu'on consomme proviennent d'élevages industriels, donc le problème est surtout là », précise-t-elle.

Parmi les bénéfices de cette alimentation, on souligne le fait que les végétaliens vivent plus longtemps en meilleure santé que les omnivores, mais on parle surtout de conscience morale. La conscience environnementale joue également un rôle dans le choix de ce mode de vie. « L'élevage est responsable de 18 % des émissions de gaz à effets de serre et d'une grande proportion de la pollution des cours d'eau », rappelle Élise Desaulniers.

Où trouver ses protéines?

Les végétaliens trouvent leur apport en protéines dans le règne végétal. « Dans les légumineuses, dans le tofu, dans certains légumes, même. On peut s'inspirer de la cuisine d'ailleurs, du Moyen-Orient ou de l'Inde, par exemple. »

Comme de nombreux livres de recettes proposent des recettes végétaliennes, ceux qui adoptent ce mode d'alimentation ne sont donc pas laissés à eux-mêmes. Il existe également une communauté sur les réseaux sociaux.

Plus d'articles