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Série de rencontres publiques sur l'histoire du camp de détention Spirit Lake

Une tournée des écoles et des conférences publiques sont prévues tout au long du mois de novembre en Abitibi sur le camp de détention Spirit Lake.

Les organisateurs de cette tournée veulent mieux faire connaitre l'histoire du camp d'internement érigé à La Ferme, près d'Amos durant la Première Guerre mondiale.

Éric Larose qui s'est intéressé au camp, explique que cette partie de l'histoire de la région et du Canada, qui s'est déroulée de 1915 à 1917, est peu connue du public.

« Cette page d'histoire qui s'est vécue pendant deux ans à La Ferme, où il y a eu vraiment un internement de 1200 prisonniers et où il y a eu un contingent de 200 soldats qui surveillaient ses prisonniers, et à travers l'histoire de tout ça, raconter aux gens l'Abitibi, durant la Première Guerre mondiale et le rôle qu'elle a joué, malheureusement, c'est un rôle d'internement », a expliqué Éric Larose dans une entrevue à l'émission Région zéro 8.

Selon Éric Larose, l'internement de ses gens, pour la plus part des Ukrainiens d'origine, était liée au fait que le Canada participait à la Deuxième Guerre mondiale.

« Le fait aussi que ces gens-là, on a longtemps pensé, comme l'ennemi numéro un du Canada à l'époque étaient l'Allemagne et l'Autriche et la Hongrie, on a longtemps pensé que c'était de dangereux prisonniers allemands qui étaient incarcérés au camp Spirit Lake. Alors, les gens sont restés avec cette idée de camp où étaient internés vraiment des gens dangereux pour la société québécoise et canadienne, alors que c'était pas le cas du tout. Pour la majorité des gens qui ont été internés à Sppirit Lake, c'était des gens qui fonctionnaient déjà dans la société canadienne et québécoise et qu'on a internés par précaution », a ajouté Éric Larose.

Les conférences auront lieu à Landrienne, Saint-Félix-de-Dalquier, Sainte-Gertrude-Manneville et à La Motte.

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