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Signaux de reprise dans l'industrie minière après trois années de creux

Les premiers signaux d'une éventuelle reprise commencent à se faire sentir après trois années de creux dans l'industrie minière. C'est ce qui ressort de l'analyse des 100 principales compagnies junior inscrites à la bourse de Toronto produite par le cabinet Pricewaterhouse Coopers. On note entre autres un bond de 138 % de la capitalisation boursière de ces 100 compagnies.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Un intérêt pour les sites miniers reconnus

Ces derniers temps, les investisseurs s'intéressent aux minéraux de l'innovation énergétique comme le graphite et le lithium. Mais leurs yeux sont surtout tournés vers l'or, comme c'est généralement le cas au début des cycles de reprises dans l'industrie minière.

Comme l'explique le premier directeur en certification pour le secteur mines et métaux chez PwC, Maxime Guilbault, ce sont surtout les camps miniers historiques comme celui de l'Abitibi qui ont la cote. « Les sociétés qui ont du succès présentement sur la bourse, ce sont celles qui travaillent autour des camps miniers qui sont connus, donc les endroits où c'est facile et rapide, ou plus facile et plus rapide de déployer des capitaux parce que c'est un endroit qui a déjà été reconnu pour contenir des découvertes. Donc, ça peut être le Nord-du-Québec, ça peut être d'autres endroits aussi qui peuvent être attaqués. Mais vous allez voir que c'est des endroits qui sont plus traditionnels où il y a déjà eu des gisements de découverts », analyse-t-il.

Sans main-d'oeuvre, la reprise sera difficile

Les fournisseurs de services ressentent déjà les effets de ce vent de changement. C'est notamment le cas du Groupe Rouiller qui dit travailler à près de 100 % de ses capacités en ce qui a trait au forage de surface.

Son président, Mario Rouiller, indique cependant que la main-d'oeuvre constituera un défi de taille pour concrétiser la reprise. « C'est sûr que le vieillissement de la main-d'oeuvre va nous affecter. Je crois qu'il y a 14 000 personnes qui vont prendre leur retraite en Abitibi-Témiscamingue dans les prochaines années. Mais aussi le fait, un gros facteur que j'estime, c'est que les gens ne savent pas que l'exploration est repartie, les gens n'appliquent pas encore. Il y aurait de la place encore comme avec la commission scolaire de Val-d'Or qui donne le cours de forage au diamant, il y a encore beaucoup de place là, mais les gens appliquent beaucoup en extraction », remarque-t-il.

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