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Sortie de crise pour les producteurs bovins de la région

Après des années difficiles, des producteurs de bovins de l'Abitibi-Témiscamingue jubilent avec la hausse du prix du boeuf, poussé vers le haut par une offre incapable de répondre à la forte demande sur le marché nord-américain.

Un article de Vanessa Limage

Le producteur de Mont-Brun Maurice Migneault rassemble ses bêtes. Le producteur bovin se réjouit que le prix du boeuf ait triplé en deux ans.

« Si on se rappelle, on remonte en 2003 lors de la crise de la vache folle, on avait rien que des factures, illustre-t-il. Puis là, on va vendre une vache comme ça, on va avoir à peu près un dix-neuf cents, deux mille dollars.[Donc] c'est une grosse différence. Ça nous aide, mais on a plus besoin d'assurance, à ces prix-là. Mais c'est sûr dans les rêves les plus fous, [je n'ai] jamais rêvé à si haut que ça. »

Retrait du programme d'assurance de la Financière

Quelques producteurs se sont d'ailleurs retirés des programmes d'assurance de la Financière agricole du Québec.

« Un certain nombre d'entreprises ont pris le pari que le marché des prochaines années va faire en sorte qu'il deviendra peut-être pour eux plus avantageux de payer une pénalité de bris de contrat et que cette pénalité sera inférieure à ce qu'il en coûterait de maintenir leur adhésion à ces programmes-là, analyse le directeur de la Financière agricole pour l'Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec, Marc Dickey.

Des conséquences encore palpables

La Fédération des producteurs bovins du Québec soutient toutefois que les conséquences de la crise de 2003 sont encore palpables.

« La crise a duré tellement longtemps et a été tellement aiguë qu'on a perdu à peu près la moitié des producteurs, puis la moitié du volume de vaches à boeufs dans la région, évalue le président du syndicat pour l'Abitibi-Témiscamingue, Stanislas Gachet. Il reste à peu près environ 17 000 vaches à boeufs en région. »

L'Abitibi-Témiscamingue compte moins de 200 producteurs bovins.

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