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Soulèvement d'une dizaine de détenus à la prison d'Amos

Une enquête de la Sûreté du Québec est en cours à la suite d'un soulèvement mené par une dizaine de détenus hier au centre de détention d'Amos. Vers 15  h 15, les policiers de la Sûreté du Québec ont été appelés en renfort à l'équipe correctionnelle d'intervention d'urgence qui avait dû intervenir à l'intérieur de l'établissement en fin d'après-midi.

Le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec révèle quelques détails sur l'intervention d'hier au Centre de détention d'Amos. Selon le syndicat, trois détenus sont à l'origine du débordement. Mathieu Lavoie, président, décrit les événements.

« On parle de trois personnes incarcérées qui auraient, à l'intérieur d'un secteur... qui se seraient soulevées, qui auraient voulu [commencer] une émeute, si on veut, et qui ont saccagé que ce soit des lavabos ou des toilettes dans le secteur. Et qui ont essayé par la suite de casser des vitres », raconte-t-il.

Le ministère de la Sécurité publique reconnaît qu'un soulèvement a eu lieu. La porte-parole du ministère, Alexandra Paré, explique « qu'il y a un soulèvement qui est survenu hier dans un secteur d'hébergement de l'établissement de détention d'Amos. Une dizaine de personnes incarcérées ont été impliquées dans ces événements. Personne n'a été blessé. En ce moment, les personnes incarcérées sont en cellule jusqu'à nouvel ordre pour assurer la sécurité des personnes et des lieux, mais également à des fins d'enquête par les services correctionnels, parce que des mesures disciplinaires pourraient être prises contre certains individus. »

La Sûreté du Québec a rencontré toutes les personnes impliquées dans l'incident et mène son enquête.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec, Benoît Coutu, a plus de détails sur la suite des procédures. « Le déroulement normal de la prison a repris son cours vers 16 h 30 hier en après-midi. Personne n'a été blessé lors de cet événement-là. Une enquête est présentement en cours, il s'agit du service d'enquête sur les crimes majeurs qui est responsable du dossier », explique-t-il.

« Des détenus pourraient faire face à des accusations de méfait et d'intimidation », continue-t-il.

L'enquête devra donc suivre son cours. « Il y a plusieurs témoins à être rencontrés. Au niveau des procédures judiciaires, c'est l'enquête qui va déterminer exactement ce qui en est », conclut l'agent Coutu.

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