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Souvenirs douloureux du dernier épisode du conflit sur le bois d'oeuvre

Le cinquième conflit entre le Canada et les États-Unis sur le bois d'oeuvre pourrait débuter dès ce mardi. Washington devrait annoncer l'imposition de tarifs douaniers de 20 à 30 %. Encore une fois, les producteurs américains accusent le gouvernement canadien de subventionner son industrie forestière en accordant des droits de coupe trop faibles sur les terres publiques. Le dernier épisode de la crise du bois d'oeuvre avait eu des impacts importants dans la région.

Un reportage de Jean-Marc Belzile

Entre 2002 et 2006, la dernière crise du bois d'oeuvre a entraîné la perte de centaines d'emplois en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec. En 2005, des scieries ont fermé définitivement leurs portes à La Sarre, à Malartic, à Champneuf et à Lebel-sur-Quévillon. Le maire de La Sarre, Normand Houde, affirme que l'impact s'est fait ressentir très longtemps.

Le pire moment

La dernière crise est survenue au pire moment selon le maire de Senneterre, Jean-Maurice Matte. « On sortait de la commission Coulombe [sur la gestion de la forêt publique québécoise], coupures de 20 % des approvisionnements, chute drastique des constructions de maisons et la taxe qui s'est ajoutée par-dessus ça, tout le dossier des aires protégées », énumère M. Matte.

Chantiers Chibougamau, qui possède maintenant la Scierie Landrienne, avait dû abolir des dizaines d'emplois lors de cette crise à son usine de Chibougamau. Le porte-parole de l'entreprise, Frédéric Verreault, en a assez de revivre le même scénario. Il souhaite que cette fois le dossier se règle devant la Cour.

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, souhaite que le gouvernement fédéral se joigne à Québec pour adopter des mesures à court terme afin d'aider les entreprises forestières.

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