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SPCA à Rouyn-Noranda : une quarantaine de citoyens expriment leurs craintes au conseil municipal

Une quarantaine de citoyens de Rouyn-Noranda ont exprimé leur préoccupation quant à l'avenir de la SPCA de Rouyn-Noranda, hier, à la séance du conseil municipal. Plusieurs d'entre eux craignaient qu'une entreprise, autre que la SPCA, remporte l'appel d'offres lancé par la ville pour un service de fourrière.

Avec les informations de Guillaume Rivest

Selon certains citoyens, comme Marie-Josée Dallaire, cela pourrait nuire au bien-être animal. « Quand on entend le mot "fourrière" dans l'appel de propositions, ça fait peur. Le mot "fourrière", en principe [...] ça veut dire que c'est de l'euthanasie après un certain temps. Pour avoir eu des informations d'une collègue, des fourrières, actuellement, au Québec, ça se termine toujours par de l'euthanasie, donc, lorsqu'on entend le mot, ça fait peur, et c'est pour ça qu'on voulait être là ce soir, pour démontrer notre préoccupation », fait-elle valoir.

D'autres citoyens, comme l'avocat Marc Lemay, étaient venus questionner la forte augmentation du budget alloué à la SPCA depuis 2005. « On doit rendre compte des sommes qui nous sont versées, je pense que c'est tout à fait normal. [La SPCA] est un organisme à but non lucratif qui reçoit près de plus d'un quart de million par année, alors moi je dis qu'il faut absolument qu'il y ait un contrôle là-dessus », soutient-il.

Marc Lemay se dit davantage inquiet par l'inaction de la Ville dans la perception des licences des animaux. « C'est qu'il y a des centaines de personnes à Rouyn-Noranda qui ne payent pas leurs médailles pour leurs chiens, leurs chats et qui ne sont jamais poursuivis, ne sont jamais inquiétés. Donc, c'est un laisser-aller », dénonce-t-il.

Pour sa part, le maire de Rouyn-Noranda, Mario Provencher, assure que la Ville a à cœur le bien-être animal et veut aider la SPCA à trouver d'autres sources de financement.

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