Le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) du Témiscamingue fait le bilan d'une toute nouvelle expérience. Il a présenté ce lundi les résultats de la mise à l'essai du réseau de personnes-relais, un service d'écoute et d'orientation des victimes d'agressions sexuelles, mis en place en décembre dernier.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

« Ce qui pouvait manquer, c'est un service qui a l'expertise en agression sexuelle, et davantage pour les victimes passées, depuis longtemps. C'est sûr que les victimes présentes, qui viennent de vivre une agression, sont très bien reçues, quand on parle dans les hôpitaux, ou le service de justice, ou le CAVAC [Centre d'aide aux victimes d'actes criminels], mais quand ça fait longtemps, les hommes, les femmes, les enfants, ils ne savaient vers quel service aller, alors là, c'était plus difficile, là, il manquait un service d'expertise », explique Mireille Prieur, chargée de projets pour le CALACS du Témiscamingue.  

D'ailleurs, plusieurs victimes ont pu contacter les personnes-relais, et certaines ont même été orientées vers des services d'aide existants, explique la chargée de projet pour le CALACS du Témiscamingue.

Le CALACS du Témiscamingue a été contacté du Québec et d'ailleurs au Canada pour en apprendre davantage sur cette expérience. Pour la travailleuse sociale au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Abitibi-Témiscamingue, Renelle Lessard, le réseau rend accessibles les services offerts par les hôpitaux.

« C'est quelque chose de positif, parce que ça rend des ressources disponibles dans le milieu des gens. Nous autres, au Centre de santé, on est un petit peu à l'extérieur parfois des gens, même si on se veut très accessibles, on peut être épeurants pour des gens qui vivent cette situation-là », dit-elle.  

Être une personne-relais

L'étudiant en ostéopathie, Yann Doherty, est une personne-relais depuis le lancement du projet. Il affirme avoir déjà eu des confidences de victimes d'agressions à caractère sexuel.

« Oui, à quelques reprises, je le ressens où les gens se confient. Il y en a qui restent très discrets, il y en a pour qui c'est difficile de le mentionner, puis il y en a d'autres qui disent « oui moi j'ai vécu des choses difficiles, jeunes... ». Il y en a qui le disent consciemment, d'autres inconsciemment », témoigne-t-il. 

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