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Superclinique : un objectif réaliste pour l'Abitibi-Témiscamingue?

Une superclinique pourrait être créée en Abitibi-Témiscamingue selon de Centre intégré de la santé et des services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT).

Avec les informations de Sandra Ataman

Le ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barrette a annoncé lundi la création de 50 supercliniques au Québec d'ici 2018. Selon les plans du ministère, la superclinique de l'Abitibi-Témiscamingue serait située dans le secteur de Rouyn-Noranda.

Mais selon le CISSS-AT, son implantation est encore théorique puisqu'elle doit répondre à plusieurs conditions comme trouver un groupe de médecins pouvant opérer la clinique.

« J'ai pris connaissance des documents et je [les] ai transférés au [Groupe de médecine familiale] (GMF). C'est sûr qu'on va regarder en quoi consiste le principe d'une superclinique et puis je ne peux pas vous en dire beaucoup plus que ça », explique la directrice des services professionnels et de l'enseignement universitaire du CISSS-AT, le Dr Annie Léger.

Un projet « absolument irréaliste » selon les omnis

Pour sa part, le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Nord-Ouest du Québec, Jean-Yves Boutet estime que cette idée est irréaliste et qu'elle ne correspond pas à la réalité vécue en Abitibi-Témiscamingue.

« On [n'a] même pas assez de médecins pour combler les besoins de base, explique le Dr Boutet. Il y a des crises actuellement à Témiscaming et à Senneterre. Il va manquer de médecins à Rouyn pour le suivi dans les unités de médecine de famille. Actuellement ça m'apparaît absolument irréaliste. »

La CSN dénonce le projet d'emblée

La Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui représente plus de 2 200 travailleurs de la santé en Abitibi-Témiscamingue, déplore la création de ces supercliniques.

Selon la CSN, le gouvernement impose ainsi son virage vers la privatisation au lieu de miser sur ce qui existe déjà dans le réseau public. La CSN s'inquiète aussi pour les travailleurs qui, selon le syndicat, tiennent le réseau à bout de bras.

« Pour l'instant, on parle déjà d'une pénurie dans presque toutes les catégories d'emploi qui sont liées aux services de santé publique, c'est vraiment une surcharge, fait valoir le vice-président de la CSN en Abitibi-Témiscamingue, Giacommo Bouchard. On [n'a] pas plus de main-d'oeuvre qu'avant. Même si on créé des nouveaux emplois, [il] faut quand même des gens pour les occuper. »

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