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Sylvain Richard : son chronomètre lui fait faire le tour de la planète

C'est au Tour de l'Abitibi que tout a commencé pour Sylvain Richard, natif de Rouyn-Noranda. Même s'il a grandi au sein de différentes disciplines sportives, c'est la compétition de vélo de route qui donnera la piqûre du chronométrage sportif au kinésiologue de formation.

Une rencontre d’Angie Landry

Il n’existe probablement pas de mot plus fort que la passion pour décrire ce qui motive Sylvain Richard, depuis son plus jeune âge, à graviter autour de la scène sportive.

Déjà, dès l’âge de 9 ans, il prend place dans la petite cabine vitrée près du banc des joueurs des différents arénas de Rouyn-Noranda pour « marquer » au hockey mineur. Chaque fin de semaine, Sylvain Richard se taille ainsi un avant-goût du chronométrage sportif, une pratique qui le mènera au bout du monde et au sein des plus grandes compétitions sportives internationales.

L’amour du vélo

De son oncle, il reçoit un legs important : la passion du cyclisme.

« Mon oncle, François Groleau, a déjà bien failli remporter le Tour de l’Abitibi. Il possède la boutique de vélo Belisle sur la rue Principale à Rouyn-Noranda. C’est un peu grâce à lui que j’ai eu la passion du vélo. Je le questionnais tellement souvent. Lorsqu’il a ouvert une première boutique, j’ai pu avoir mon premier vélo avec lui. »

Et si Sylvain Richard ne renie en aucun cas son intérêt pour une panoplie de disciplines sportives, c’est d’abord par le cyclisme qu’il prendra la voie des circuits sportifs mondiaux. « Mon sport principal, c’est le cyclisme, y compris le cyclisme sur piste. Pour le cyclisme sur piste, ce n’est malheureusement pas en région qu’on a un vélodrome. Mais je suis allé à « l’école » du Tour de l’Abitibi, où j’ai pu façonner un peu toutes mes connaissances. Il souligne que d’autres modèles, comme Marc Lemay, ou encore Benoît Côté, ont été significatifs dans l’évolution de sa carrière.

« Tout ça a fait que je voulais aller aux Jeux olympiques, ajoute-t-il. Mais je savais que je n’avais pas la génétique pour me rendre comme athlète, donc c’est de là que j’ai commencé mes multiples implications, à gauche et à droite, que ce soit en tant que bénévole, en tant qu’entraîneur ou en tant qu'officiel. Finalement, j’ai trouvé ma voie avec le chronométrage sportif », avoue Sylvain Richard.

Le chronométrage sportif, profession qui gagne à être connue

« En fait, être chronométreur c’est surtout des déplacements vers les différentes épreuves sportives, qui ont lieu généralement les fins de semaine », souligne celui-ci.

Un métier encore trop méconnu, estime celui qui parcourt la planète d’un bout à l’autre pour participer aux multiples compétitions ou aux événements de nature sportive, tels que les Red Bull Crashed Iced, qui ont lieu à plusieurs moments dans l’année.

C’est donc dire que sans l’apport du chronométreur, le résultat d’un match ou d’une épreuve est vain.

« Souvent, on va voir partout dans les médias les faits et gestes des athlètes, mais on oublie « l’autour » du sport, de la discipline. » C’est notamment pourquoi Sylvain Richard se fait un devoir de détailler ses déplacements sur les réseaux sociaux.

« Évidemment, je suis tenu à un certain secret professionnel. J’ai comme adage de dire « ce que les gens peuvent voir, ce qui est accepté pour le public, à ce moment-là, je me permets de l’utiliser. Ça permet de montrer l’envers du décor et de montrer, parfois, certaines technologies. »

De l’importance de saisir les opportunités

D’athlète à kinésiologue, c’est finalement par la pratique du chronométrage sportif que Sylvain Richard réussit un jour à atteindre son plus grand objectif à vie : celui d’assister aux Jeux olympiques.

En 2003, lors des Championnats du monde de cyclisme à Hamilton en Ontario, Sylvain Richard saisit sa chance en rencontrant l’équipe de chronométrage de l’événement. Cette même équipe qui allait se rendre aux Jeux olympiques de Vancouver quelques années plus tard, en 2010.

« Ma passion du sport combinée avec un peu de passion informatique et de voyage a façonné ma personne. J’ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes au bon moment », avoue le Rouynorandien.Depuis, Sylvain Richard ne compte plus les pays visités. Il a participé aux Jeux olympiques de Vancouver, de Sotchi, de Londres et de Rio, sans compter les éditions paralympiques.

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