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Taux de suicide élevé en A-T : Jacques Boissonneault répond à la CSN

Le Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec de la CSN demandait mercredi au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) de réinvestir dans ses différents programmes de santé mentale après qu'il ait été dévoilé cette semaine que la région a le taux de suicide le plus élevé du Québec. Le président-directeur général du CISSS-AT, Jacques Boissonneault, explique que ce sont plusieurs facteurs qui expliquent cette problématique.

Cette semaine, un rapport de l'Institut national de santé publique du Québec a dévoilé que l'Abitibi-Témiscamingue avait le taux de suicide le plus élevé du Québec.

Le président du Conseil central, Giacomo Bouchard, interpellait mercredi le président-directeur général du CISSS-AT, Jacques Boissonneault, lui demandant un réinvestissement en santé mentale. « Pourquoi, sachant ces statistiques-là, vous continuez à couper? demande-t-il. C'est insensé de faire des coupures quand on a le plus haut taux de suicide au Québec. […] On continue à couper là-dedans et à ne pas faire de prévention. Je pense que la question lui revient », croit-il.

Boissonneault se défend

Le président-directeur général du CISSS-AT, Jacques Boissonneault, a réagi aux propos du président du Conseil Central de l'Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec de la CSN, Giacomo Bouchard.

« Il est faux de prétendre que les transformations qu'on a faites soient responsables de quoi que ce soit liée à la croissance du [taux] suicide. Le « transfert de ressources » en groupe de médecine familiale, on devrait plutôt parler de « développement ». Parce que dans les faits, on n'a pas enlevé des employés en CLSC, on a ajouté des gens. Donc, c'est faux de prétendre que l'ensemble des mesures qu'on est en train de faire dans le réseau n'aide pas la cause », soutient-il.

Selon Jacques Boissonneault, plusieurs facteurs sociaux peuvent expliquer cette statistique peu reluisante.

« [Il y a] le fait qu'on est en Abitibi-Témiscamingue, une région minière où vous savez, c'est cyclique. Il y a de la richesse, il y a de la pauvreté. On a aussi, dans certains territoires, comme Val-d'Or notamment, des écarts [très grand] entre des hauts revenus et des bas revenus. Il y a aussi des éléments facilitateurs comme l'emploi. Ce sont tous des facteurs [à considérer]. Il y a aussi le phénomène des communautés autochtones sur notre territoire où il y a quand même beaucoup de personnes vulnérables », explique-t-il.

Le taux de suicide en Abitibi-Témiscamingue est de 23 décès pour 100 000 personnes, alors que la moyenne québécoise est de 13,4.

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