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Tchernobyl : des enfants accueillis à Rouyn-Noranda pour se refaire une santé

Au cours des années qui ont suivi la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, des enfants originaires du Bélarus sont venus au Québec afin de se refaire une santé. L'initiative continue encore aujourd'hui. À la fin des années 90, Jacinthe Renault et sa famille ont reçu de jeunes filles à leur domicile de Rouyn-Noranda. Le 26 avril dernier était tristement souligné le 30e anniversaire de la catastrophe.

Marina, du Bélarus à Rouyn-Noranda

« J'ai accueilli une petite fille pendant cinq étés et, pendant un été, j'ai eu une autre petite fille en même temps », mentionne Mme Renault. C'était entre 1998 et 2002. Marina, qui est venue à cinq reprises, est arrivée la journée de ses 8 ans, en 1998.

Au cours du premier été passé dans le quartier rural de D'Alembert, près de Rouyn-Noranda, tout était à découvrir pour la jeune Marina : « comment ouvrir une porte d'auto, comment faire fonctionner le micro-onde, une laveuse à linge... tout était nouveau », se souvient Mme Renault.

Bien que la barrière du langage était un obstacle de premier abord, la Rouynorandienne, mère de trois enfants, a remarqué qu'avec sa marmaille, la communication s'est établie « avec des gestes, des bruits... l'été a passé rapidement. Je dirais que le dernier été où elle est venue Marina, elle parlait français. Il fallait épeler des mots si on ne voulait pas qu'elle comprenne. Elle avait commencé à lire des livres que je lui apportais de l'école », se souvient-elle.

Un investissement qui en a valu la peine

Jacinthe Renault faisait partie d'un groupe de huit personnes de la région qui a décidé d'héberger les enfants. Les familles d'accueil se sont ainsi engagées à payer les billets d'avion aller-retour, les vêtements d'été et d'hiver, la nourriture, des vitamines et médicaments. « C'était un gros investissement, mais ça valait la peine », calcule Mme Renault.

La mère de famille souhaite que les enfants qu'elle a hébergés aient aujourd'hui une meilleure qualité de vie. Pour ses propres enfants, l'expérience a contribué à ouvrir leurs esprits et à leur faire réaliser « qu'il y a des enfants ailleurs qui [ont] moins qu'eux autres. D'apprendre à partager. C'est une façon de voyager, sans voyager », dit-elle.

Différents événements ont fait que Mme Renault et Marina ont perdu contact. « Mon plus grand souhait serait de savoir où est-ce qu'elle est rendue, comment elle va... », espère-t-elle. Marina aurait aujourd'hui 26 ans.

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