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Témoignagne du SPVM à la Commission d'enquête Écoute, réconciliation et progrès

Un an après la tenue des premières audiences à Val-d'Or, la Commission d'enquête Écoute, réconciliation et progrès entend lundi des témoignages directement reliés à la crise sociale qui a frappée la ville en octobre 2015.

Avec les informations d'Émélie Rivard-Boudreault

Cette crise sociale est survenue au lendemain de la diffusion d'un reportage de l'émission « Enquête », de Radio-Canada, qui diffusait des témoignages de femmes autochtones disant avoir subi des abus de pouvoir et sexuels de la part de policiers.

C'est la 24e semaine d'audience de cette commission d'enquête qui a débuté ce matin. On marque d'ailleurs cette semaine le premier anniversaire depuis le début de la tenue des audiences de cette commission. Dans la dernière année, 426 témoins ont été entendus, mais c'est la première fois qu'on entre dans le vif du sujet de ce qu'on a nommé « la crise » ou les « événements » de Val-d'Or.

Témoignages attendus

Ça a commencé ce matin avec le témoignage de Janet Mark, la coordonnatrice des relations avec les Autochtones à la Commission d'enquête. Elle a repris la chronologie des événements, sur 20 mois, qui ont mené à la création de la commission d'enquête. Elle a parlé inévitablement de la diffusion du reportage de l'émission « Enquête », ainsi que toutes les répercussions qu'il a provoqué auprès des communautés autochtones du Québec, chez la classe politique et dans la communauté valdorienne.

Toujours concernant ces événements, il y a aussi des représentants du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) qui témoignent aujourd'hui.

Rappelons que dans la suite des événements reliés à la crise sociale de Val-d'Or, le SPVM avait été mandaté pour faire la lumière sur le comportement de policiers visés par les témoignages des femmes.

À noter que devait également témoigner aujourd'hui Fannie Lafontaine, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la justice internationale pénale et les droits fondamentaux, qui avait été désignée comme observatrice civile indépendante par le gouvernement du Québec, pour évaluer le travail qu'avait fait le SPVM dans cette affaire. Son témoignage est reporté à mercredi matin.

Fannie Lafontaine avait conclut dans son rapport que l'enquête du SPVM avait été impartiale, mais c'est elle qui avait mis à l'avant-plan l'existence d'un racisme systémique au sein des forces de l'ordre à l'égard des Autochtones ».

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