C'est un départ plutôt timide pour les élections fédérales en Abitibi-Témiscamingue, où les pancartes électorales se font encore rares en ce sixième jour de campagne.

« Ça fait juste commencer. Non, je ne me sens pas encore en élections. Pas du tout », dit un premier passant, interpellé sur la rue Principale, à Rouyn-Noranda. « Je ne vois aucune pancarte électorale, étrangement. Moi je ne regarde pas la télévision. Je n'écoute pas la radio non plus. Mais je vois à peine sur Internet l'élection », remarque un autre. « Oui, c'est plate d'entendre ça à tous les jours à la radio, pour vrai. C'est ridicule », admet finalement quelqu'un, déjà irrité par ce qui, avec 11 semaines, constituera la plus longue campagne de l'histoire moderne du pays.

Peu de pancartes en vue

Sur le terrain, la campagne est encore timide. Quelques pancartes du parti néo-démocrate ont été vues dans le secteur de Val-d'Or. Mais autrement, les pancartes se font plutôt rares. Selon la députée sortante pour le parti néo-démocrate, Christine Moore, cette situation s'explique par le fait que les élections ont été déclenchées hâtivement.

« Il faut comprendre que la première semaine de campagne, c'est beaucoup d'administration à faire pour régler l'ensemble de la campagne. Surtout que bien qu'on avait prévu que ça serait possible que ce soit à l'avance, on s'attendait à ce que ce soit une semaine ou deux de plus que la durée minimum, pas 11 semaines comme ça, parce que ça en vient un peu ridicule, croit-elle. Donc, c'est sûr que la première semaine, c'est un peu le rush pour le bureau de campagne, faire les lignes téléphoniques, avoir les branchements. »

Plusieurs candidats sans local

Par ailleurs, certains candidats n'ont toujours pas de local électoral. C'est notamment le cas d'Yvon Moreau, du Bloc québécois. Celui qui se présente dans Abitibi-Témiscamingue assure cependant avoir une équipe d'une quarantaine de personnes pour faire la promotion de sa candidature et de son parti sur le terrain.

« Depuis six mois maintenant, [depuis] janvier dernier, on rencontre les gens avec énormément de plaisir, dit-il. On rencontre les gens aussi avec enthousiasme en ce qui a trait au financement de notre campagne électorale. Alors, ça se passe très bien. Je suis agréablement surpris de la façon dont ça se passe, sur le terrain pour le Bloc québécois. »

Toujours dans Abitibi-Témiscamingue, la candidate libérale Claude Thibault n'a pas non plus pignon sur rue. Elle n'a pas de bureau électoral, mais elle ne croit pas que cela constitue un frein pour rencontrer la population.

« Nous sommes le parti qui avons le plus de candidats qui ont été confirmés à travers le Canada, il en manque deux au Québec, avance-t-elle. Nous sommes également le parti qui travaille depuis deux ans à l'organisation structurée de cette campagne. Nous avons déjà cogné à plus de trois millions de portes à travers le pays et encore une fois hier soir, j'ai fait du porte-à-porte et les réponses sont extrêmement positives. »

Des adversaires au ralenti, dit Hébert

L'unique candidat conservateur dans la région, Steven Hébert, qui se présente dans Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, dispose quant à lui d'un local électoral situé sur la 2e Avenue, à Val-d'Or. Il déplore ce début de campagne timide.

« Je vous dirai que c'est un rythme assez régulier. Par contre, ce que je vois, c'est qu'il semble, du côté des autres partis, ils prennent ça beaucoup plus mollo, beaucoup plus au ralenti, estime-t-il. J'ai remarqué que je n'ai pas vu encore mes candidats vraiment sur le terrain et pas beaucoup dans les médias n'ont plus. Donc moi, j'ai l'impression qu'ils prennent la campagne un peu à la légère jusqu'à maintenant. »

Steven Hébert soutenait aujourd'hui qu'un autre candidat du Parti conservateur du Canada doit être annoncé dans quelques jours dans la circonscription d'Abitibi-Témiscamingue.

Le scrutin se tiendra le 19 octobre prochain.

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