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Timiskaming First Nation : l'histoire trouble de la première réserve autochtone d'Abitibi-Témiscamingue

La communauté de Timiskaming First Nation est la première réserve autochtone créée en Abitibi-Témiscamingue. Avec une superficie de 155 km2 à sa création, la réserve ne couvre plus que 22 km2. L'archiviste de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) de Rouyn-Noranda, Sébastien Tessier, a raconté l'histoire de la communauté dans le cadre de sa chronique généalogie à l'émission Des matins en or.

La réserve de Nédélec

C'est le 9 août 1853 que le gouvernement du Canada-Uni fonde la « Réserve des Sauvages » (nom générique donné au territoire à l'époque) où les Timiskamings devaient être restreints. Il s'agit de la première réserve créée sur le territoire qui allait devenir l'Abitibi-Témiscamingue.

À sa création, le territoire couvre une superficie de 38 000 acres (155 km2), ce qui représente environ le tiers des 100 000 acres qui avaient été demandés à l'origine par les Timiskamings. Ses frontières s'étendent de la tête du lac Témiscamingue jusqu'à l'endroit où se trouve aujourd'hui le village de Nédélec.

Au début du 20e siècle, les colons établis à Nédélec, menés par le curé Moreau, n'acceptent pas de vivre au centre des terres. Ils demandent les lots sur le bord de l'eau.
Ainsi, petit à petit, les terres des Autochtones sont amputées afin de faire place aux colons et aux compagnies forestières qui désirant profiter des forêts.

Une importante cession de terres

Le 24 juin 1939, après un vote controversé, les Autochtones cèdent 8538 acres de leur réserve à la province de Québec en retour d'une somme de 30 000$. Le montant en question a été remis au Receveur général du Canada afin d'être placé en crédit pour la communauté amérindienne.

De nos jours, cette communauté est confinée dans la réserve de Timiskaming First Nation, près de Notre-Dame-du-Nord. Son territoire ne fait plus que 22 km2.

Plusieurs des cessions de terres qui ont mené la réserve à ce sort se sont faites de façon discutable. Plusieurs documents conservés à la BAnQ Rouyn-Noranda relatent ces événements, dont des copies de « surrenders » datant du début des années 1900, les résultats du vote de 1939, une correspondance avec le gouvernement fédéral ainsi que des cartes de la réserve.

D'après la chronique de Sébastien Tessier

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