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Tordeuse des bourgeons de l'épinette : plusieurs milliers d'hectares infestés en A-T

La superficie des forêts infestées par la tordeuse des bourgeons de l'épinette et la livrée des forêts est en augmentation en Abitibi-Témiscamingue.

Un texte de Boualem Hadjouti

Des milliers d'hectares infestés

En 2017, plus de 584 000 hectares ont été ravagés par la tordeuse des bourgeons de l'épinette comparativement à 536 000 hectares en 2016.

C'est ce qui ressort des données des plus récentes observations aériennes rendues publiques par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec.

La défoliation due à la livrée des forêts, c'est-à-dire quand les arbres perdent leurs feuilles, concerne 109 000 hectares cette année, contre 75 000 en 2016.

Le ministère des Forêts n'est pas surpris par l'augmentation des superficies infestées, explique Pierre Thérien, biologiste au ministère des Forêts.

« Dans le cas de la tordeuse des bourgeons d'épinette, ça progresse comme prévu. Mais comme l'insecte a un impact important sur les forêts, c'est toujours un peu préoccupant, mais ce n'est pas préoccupant au-delà des attentes que l'on avait » explique-t-il.

Il précise que « dans le cas de la livrée des forêts, ce n’est pas la même chose, c'est un insecte qui attaque les feuillus, qui est généralement présent à peu près de 3 à 4 ans dans une région, c'est la quatrième année qu'il y en a en Abitibi-Témiscamingue et on pourrait s'attendre que l'an prochain, l'épidémie diminue beaucoup ».

Comment réduire la menace ?

La défoliation est centrée à Belleterre au Témiscamingue pour ce qui est de la tordeuse des bourgeons d'épinette.

Pour la livrée des forêts, les secteurs touchés sont Rouyn-Noranda et le centre du Témiscamingue, la région située entre Belleterre, le lac des Quinze, Ville-Marie et le lac Kipawa.

Le ministère des Forêts qui suit la situation des près dit qu'il est possible de limiter la propagation des deux insectes, précise le biologiste Pierre Thérien.

« La tordeuse des bourgeons d'épinette, la stratégie du ministère c'est d'utiliser des méthodes sylvicoles, c'est-à-dire la récolte des peuplements vulnérables avant l'arrivée de la tordeuse des bourgeons d'épinette et quand ce n’est pas possible de faire ça ou ça ne suffit pas, on demande à la Sopfim [Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies] d'intervenir avec des arrosages des insecticides biologiques [...] En ce qui a trait à la livrée des forêts, on n'a généralement pas d'interventions contre cet insecte-là, c'est un insecte qui revient à peu près aux 9 ans et a tendance à assainir les peuplements, il va surtout s'attaquer ou tuer les arbres les plus affaiblis », dit-il.

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