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Transfert du bois de Lebel-sur-Quévillon vers Senneterre : les travailleurs inquiets

La compagnie Produits forestiers Résolu va transférer 27 000 mètres cubes de bois de l'usine Comtois à Lebel-sur-Quévillon vers celle de Senneterre.  Une décision qui fait réagir le syndicat des travailleurs de Lebel-sur-Quévillon.

Avec les informations de Sandra Ataman

La loi permet le transfert de moins de 10% de la garantie d'approvisionnement d'une installation vers une autre, mais cette décision fait réagir le syndicat Unifor qui représente les travailleurs de l'usine, de même que la municipalité de Lebel-sur-Quévillon.

Produits forestiers Résolu affirme agir ainsi pour éviter de gaspiller le bois de l'usine Comtois qui est en arrêt d'opération depuis le 5 février 2016.

Par ailleurs, la compagnie a annoncé la relance des opérations l'usine à Comtois pour le 6 juin prochain. Les 65 employés seront rappelés au travail et Produits forestiers Résolu recherche une vingtaine de travailleurs supplémentaires pour redémarrer un troisième quart de travail.


Inquiétudes des syndicats 

Le président de la section locale de l'usine Comtois, Serge Gauthier s'oppose au transfert de bois vers l'usine de Senneterre.

Il affirme que les employés de Lebel-sur-Quévillon vivent avec des compressions au profit de ceux de Senneterre depuis 2008.

Le directeur québécois d'Unifor, Renaud Gagné, qui représente les travailleurs de l'usine Comtois abonde dans le même sens. Il demande des justifications à Produits forestiers Résolu.

« Là, présentement l'usine de Comtois est en arrêt, le bois est en forêt et il va nous passer, comme on dit, au nez pour aller dans une autre usine. Quand on parle des coûts de production, bon bois, bonne usine, pour nous c'est important. Parce que quand vient le temps de prendre des décisions de fermeture ou de consolidation, bien si notre usine est moins performante parce qu'elle a fait moins de profits, bien souvent c'est la première à fermer. »


Inquiétudes de la Ville de Lebel-sur-Quévillon

Le maire de Lebel-sur-Quévillon Alain Poirier s'oppose à ce transfert. Il se questionne sur la survie à long terme de l'usine qui emploie 65 travailleurs. Par cette démarche, le maire croit que l'entreprise vient fragiliser l'usine de Lebel-sur-Quévillon.

Au bureau du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, on affirme suivre la situation de très près.  

Puisque la loi permet le transfert de moins de 10% de la garantie d'approvisionnement d'une installation vers une autre, l'attaché du ministre, Mathieu Gaudreault, ajoute que le ministère surveille à ce que le volume ne dépasse pas la limite permise.



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