Retour

Trouble obsessionnel compulsif : conférence-témoignage ce soir à Amos

Démystifier le trouble obsessionnel compulsif : c'est ce que le Centre de prévention du suicide d'Amos et le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT) tenteront de faire ce soir, lors d'une conférence-témoignage donné au campus d'Amos. Cédrick Langevin, étudiant au collégial, a initié ce projet puisqu'il souhaitait lancer un message d'espoir.

Avec les informations d'Angie Landry

Il aura fallu un bon moment avant que Cédrick Langevin ne réalise qu'il vivait avec un trouble obsessionnel compulsif. Si ce dernier souhaite en parler ce soir, c'est entre autres parce que certains comportements, qui peuvent paraître banals en surface, peuvent devenir malsains avec le temps.

« C'est moi-même qui a pris l'initiative de "m'alerter" si on veut, puisque j'ai développé des troubles autres que dans mes travaux, autres que dans mon domaine d'études en fait, dit-il. Donc par exemple, si je préparais mon lunch pour le lendemain, je voulais être sûr que tous mes accessoires, mes ustensiles, mon jus, [étaient là] bref, je validais sans cesse que j'avais tout, pour le repas du lendemain. »

Avec le temps, ce sont des obsessions angoissantes et envahissantes qui ont pris le relais de la validation.

Si les personnes atteintes du trouble obsessionnel compulsif sont capables de se rendre compte qu'elles ont des obsessions et des compulsions, elle ne parviennent pas pour autant à les contrôler, et c'est bien là le problème.

« C'est sûr que le moment où ça a pris beaucoup plus d'ampleur, je me suis épuisé. Donc c'est là que j'ai réalisé que j'agissais peut-être de la mauvaise façon. »

Si Cédrick Langevin a décidé d'aller de l'avant et de parler de son histoire, c'est qu'il est conscient que le problème demeure peu connu et qu'il garde un caractère caricatural. Il souhaite faire connaître les ressources reliées au trouble, tant pour les personnes atteintes que pour les proches qui gravitent dans l'entourage.

« Je voyais justement mes collègues de travail ou mes amis ou ma famille, qu'ils avaient plus de temps à consacrer pour faire autre chose, étaient plus enthousiastes, de vivre, je crois, donc moi c'est lorsque j'ai vu que ce que je faisais m'épuisais et rendait, en réalité, ma vie compliquée, c'est beaucoup plus dur à vivre », témoigne-t-il.

Selon les données du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, cette maladie touche environ 3 % de la population, autant les femmes que les hommes. Elle débute généralement au début de l'âge adulte, mais peut se présenter chez les enfants dès l'âge de 2 ans.

La conférence-témoignage a lieu ce mercredi à la grande salle du Cégep d'Amos, à 19 h.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine