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Un comité de citoyens accentue la pression sur la mine Canadian Malartic

Pour contrer la lassitude ressentie par des Malarticois, le Comité de citoyens-Zone sud de la voie ferrée a adopté hier soir un plan d'action. Plus de 70 citoyens ont adopté à la majorité des mesures pour amener la mine Canadian Malartic à adopter des actions concrètes pour assurer l'acceptabilité sociale.

Avec les informations de Vanessa Limage

La population veut des développements

« Ça n'avance pas vite. Ça fait quand même plus que 5 ans qu'on leur explique qu'il y a de la poussière, les vibrations, le bruit. Ça nous choque un peu », affirme le citoyen Pierre Fontaine, qui se désole devant la longueur des négociations avec la mine Canadian Malartic.

C'est dans cette optique que le Comité de citoyens-Zone Sud de la voie ferrée de Malartic, représentant 700 résidences, s'est doté d'un plan d'action.

Les Malarticois seront ainsi invités à installer de fausses pancartes « à vendre » devant leur maison et à signer une pétition pour faire pression sur la mine.

Louis Trottier, membre du comité de citoyens, explique qu'« aujourd'hui, on sent que les citoyens veulent s'impliquer à la cause. On ne veut pas que la mine ferme, mais on veut qu'ils prennent conscience de ce qui se vit. Alors je pense bien que les démarches à suivre vont être positives dans ce sens-là. »

Le comité de citoyens souhaite rapidement mettre sur pied un protocole d'entente entre la mine et les citoyens qui pourrait inclure la délimitation d'une zone tampon dans la ville.

Canadian Malartic prévoit déjà une consultation publique le 3 octobre prochain, mais certains citoyens considèrent qu'il est plutôt temps de passer à l'action. C'est le cas de Léo Allard qui voudrait « que le comité et puis que tout le monde se maintienne ensemble, puis qu'on en vienne à une entente légale. »

La municipalité entre les citoyens et la minière

Lors de la rencontre citoyenne, le maire de Malartic, Martin Ferron, a dû se défendre d'avoir un parti pris pour la mine.

En entrevue à l'émission Des matins en or, il a précisé le rôle de la Ville qui se doit d'amorcer et de développer des solutions avec tous les citoyens.

« Moi je vois du positif là-dedans, c'est que tout le monde est prêt à travailler ensemble, poursuit-il. D'un côté les citoyens disent on veut être atténués, compensés, trouver une façon de vivre avec tout ça. Et la minière dit la même chose, on va mettre en place un programme pour atténuer, compenser. Alors moi je vois que c'est un discours cohérent là-dedans. Dans un sens, c'est très positif parce que tout le monde est très d'accord à se rencontrer et à aller de l'avant dans ce dossier-là. »

Une lettre d'engagement de Canadian Malartic

La mine Canadian Malartic, de son côté, affirme avoir commencé les démarches depuis plusieurs mois afin de créer un groupe de travail sur le bon voisinage entre la mine et les citoyens de Malartic. Ces démarches ont d'ailleurs mené à la rencontre prévue le 3 octobre, selon Serge Blais, directeur de la mine Canadian Malartic.

Dans une lettre acheminée par courriel en date du 21 septembre à Élise Gingras du Comité de citoyens-Zone sud de la voie ferrée de Malartic, la mine présente son engagement à « créer rapidement un groupe de travail sur le bon voisinage » ainsi qu'à « rendre publique l'étude d'impact sur l'environnement du Projet d'extension et de déviation de la route 117.

« C'est très positif », selon Ugo Lapointe de Québec meilleure mine

Par ailleurs, le coordonnateur canadien de Mining Watch Canada et co-porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine, Ugo Lapointe, salue la main tendue de la compagnie Canadian Malartic.

Il affirme toutefois que la population doit continuer de se mobiliser pour continuer de faire avancer les démarches.

Voici l'entrevue complète accordée par Serge Blais de la mine Canadian Malartic à l'émission Des matins en or.

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