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Un CPE du Nunavik réclame près de 2 M$ à une firme d'architecte

PRIMEUR – Un Centre de la petite enfance (CPE) du village nordique d'Inujuak, au Nunavik, poursuit une firme d'architecte pour près de 2 millions de dollars. Le Service de garde Tasiursivik, chapeauté par l'Administration régionale Kativik, estime que de graves problèmes de moisissure du CPE sont dus à des vices de conception architecturale.

Un texte de Thomas DeshaiesLa demande introductive d'instance a été déposé au palais de justice de Val-d'Or.En 2006, l'Administration régionale Kativik entame les démarches pour agrandir le Service de garde Tasiurvik, tel que mentionné dans les documents remis à la cour.

MoisissuresLes services de la firme d'architecte Fournier, Gersovtiz, Moss, Drolet & Associés, maintenant connu sous le nom d'EVOQ Architectures, sont alors retenus pour concevoir les plans en vue des travaux d'agrandissement.Les travaux sont finalement complétés en 2007 par une autre entreprise, mais auraient été jugés conformes aux plans architecturaux, par la firme d'architectes, selon la version du demandeur.En 2014, une évaluation de la qualité de l'air aurait toutefois permis de découvrir une croissance de moisissure dans plusieurs locaux, dont le gymnase.

Travaux d’urgenceLa firme MTA-Architectes produit alors une expertise à la demande de l'Administration régionale Kativik et constate alors, toujours selon le demandeur, que les dommages découleraient directement de vices de conception architecturale.L'Administration régionale Kativik entame alors des travaux d'urgence en 2017 qui auraient coûté près de 1,7 M$.Elle réclame le remboursement de dépenses liées aux travaux de réparations, en plus de 50 000 $ à titre de troubles, ennuis et inconvénients, et de 40 000 $ pour couvrir les frais d'expertise.Les représentants de la firme d'architecte ainsi que ceux de l'Administration régionale Kativik n'ont pas souhaité nous accorder d'entrevue.

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