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Un kayakiste de l'Abitibi saute une chute de 20 mètres

Originaire de Barraute en Abitibi, Philippe Naud a descendu en Kayak une chute d'environ 23 mètres sur la rivière du Sault à la Puce dans la région de la Capitale-Nationale le 27 octobre dernier.

Un texte de Guillaume Rivest

Profitant d'une mince fenêtre de temps pour descendre la chute parce que le débit est rarement optimal, quelques kayakistes, dont Philippe Naud, ont fait le saut vertigineux.

L'étudiant en génie minier à l'université Laval a d'ailleurs souligné l'importance d'être bien préparé lorsqu'on s'apprête à réaliser ce genre d'exploit.

« Les risques qu'on prend sont calculés. Je ne dirais pas qu'on ne prend pas de risque. Il y a toujours des risques inhérents [lorsqu'on saute des chutes de cette ampleur]. Si je manque mon coup à droite, c'est l'enfer. Si je manque mon coup à gauche, c'est pas mal la mort, a précisé l'accro d'adrénaline. Cette chute-là, on y est allé plusieurs heures avant que le niveau soit bon, on l'a observé. On regardait le trajet qu'on allait prendre. Dès que le niveau [de la rivière] était bon, on s'est lancé », a expliqué Philippe Naud.

C'est l'adrénaline qui motive l'adepte des sports d'eaux vives à repousser ses limites de la sorte.

« C'est un sport extrême d'adrénaline. Quand tu es en haut de la chute et que tu t'apprêtes à descendre ça, les émotions que tu as en toi, c'est juste incroyable. Ton cerveau te dit de ne pas faire ça, mais quand tu te lances et que tu atterris, une fois en bas, les émotions sont incroyables. »

Un sport qu'il a appris à aimer en Abitibi

Philippe Naud a appris la pratique du kayak à Amos. « J'ai découvert le kayak en piscine à Amos. Je voyais des amis qui pratiquaient ça pendant l'hiver. Je trouvais ça spécial de voir des petits bateaux comme cela dans la piscine. Ça avait l'air manœuvrable. J'ai été en piscine avec eux et [je suis tombé] en amour avec le sport. »

« J'ai commencé à en faire sur les rivières [au printemps] en Abitibi. [Dans la région], on a de très beaux [endroits pour la pratique du kayak]. On est vraiment choyé ici en termes de rivière », a souligné l'adepte.

Selon lui, l'Abitibi-Témiscamingue comporte de nombreuses rivières qui rendent la région particulièrement propice aux sports d'eaux vives.

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