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Un match de hockey pour dénoncer les inégalités sociales et le projet de loi 70

Le Regroupement d'éducation populaire de l'Abitibi-Témiscamingue a tenu ce matin son match des inégalités. Plus d'une vingtaine de personnes ont participé à ce match de hockey scénarisé où les plus riches étaient favorisés par rapport aux plus pauvres. Le RÉPAT souhaitait ainsi dénoncer le projet de loi 70 qui vise à réformer le programme d'aide sociale au Québec.

Avec les informations de Claude Bouchard

« Passe-moi la puck... »

Plus d'une vingtaine de personnes ont pris part à cette manifestation sur la 8e rue à Rouyn-Noranda. L'agent sociopolitique au Regroupement d'éducation populaire de l'Abitibi-Témiscamingue, Danik Laporte, décrit la symbolique de l'action. « D'un côté, nous avons les riches qui disent que les pauvres n'ont qu'à aller travailler et que la lutte à la pauvreté, ça coûte trop cher, et d'un autre, les pauvres qui disent : "passe-moi la puck, passe-moi un hockey, passe-moi de l'équipement, donnez-nous l'égalité des chances, et nous autres aussi on va en compter des buts" », dit-il.

Cette symbolique interpelle Daniel Belleau, 55 ans. « Je sais bien trop qu'avec 623 $, une fois que j'ai fait mes paiements, je n'arrive plus, je n'ai pas les moyens d'aller m'acheter un habit pour me présenter devant un employeur », dit-il.

Qu'est-ce que le projet de loi 70?

Avec le projet de loi 70, le gouvernement québécois souhaite inciter les nouveaux demandeurs d'aide sociale sans contrainte à l'emploi à intégrer le marché du travail. Ils devront s'inscrire à une démarche de recherche d'emploi sous peine de voir leur chèque de 623 $ par mois coupé de moitié.

Une situation inacceptable pour l'agent sociopolitique du Regroupement d'éducation populaire en Abitibi-Témiscamingue, Danik Laporte. « On sait que les gens qui font leur première demande à l'aide sociale sont souvent en crise, ils ont des graves problèmes, souligne-t-il. Personne ne choisit d'être pauvre. C'est par exemple quelqu'un qui est en situation d'itinérance et qui veut se sortir de sa misère. »

Trop tôt selon les députés libéraux

Le RÉPAT demande aux députés libéraux de la région de voter contre ce projet. Mais les deux élus croient qu'il est encore trop tôt.

La commission parlementaire sur ce projet de loi reprendra le 17 février.

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