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Un nouveau comité de suivi à la mine Canadian Malartic

La mine Canadian Malartic mettra sur pied un nouveau comité de suivi, où siégeront notamment des représentants de la minière.

Avec les informations de Thomas Deshaies

L'annonce a été faite mercredi matin par des représentants de la minière et de l'actuel comité de suivi. Le conseil d'administration du comité présentement constitué décidera ultérieurement s'il poursuit ses activités ou s'il annonce sa dissolution.

« On veut laisser la chance au comité de suivi renouvelé de se mettre en place et de faire ses devoirs. Ensuite, le conseil d'administration du comité de suivi actuel aura une décision à prendre. », précise Jacques Saucier, président sortant de l'actuel comité.

Nouvelle composition

Rappelons que le comité de suivi avait été mis sur pied en 2011 alors que la minière n'était pas dans l'obligation légale de le faire. « Il y a eu du changement et on n'avait donc pas le choix de repenser la structure, explique M. Saucier. Le timing était bon parce qu'on était justement en questionnement concernant nos façons de faire avec la minière. »

Avec l'agrandissement de la mine, Canadian Malartic était dans l'obligation de se doter d'un nouveau bail minier, ainsi que de se conformer aux règles concernant la composition des comités de suivi qui sont prévues dans la mouture de 2013 de la Loi sur les mines.

La composition a donc été revue, afin d'y inclure notamment un représentant des communautés autochtones, ainsi que des représentants de la minière. Pour le directeur général de la mine Canadian Malartic, Serge Blais, la présence de la minière aux rencontres du comité constitue un atout pour les citoyens. « Les membres conservent l'indépendance qu'ils avaient déjà dans le passé, mais en plus, ils gagnent en influence, souligne M. Blais. Ça va être un meilleur lieu d'échange en étant présent tout le monde a la même table. »

Sans élection

Cinq citoyens seront membres du comité, au lieu de trois. Toutefois, le processus de nomination ne se fera pas par le biais d'un processus électoral. « Le citoyen qui va être là ne sera pas le représentant de tous les citoyens, il va être un citoyen qui va être invité à participer, explique M. Saucier. On veut seulement avoir l'expertise, le chapeau de l'individu qui vient échanger avec le comité élargi pour améliorer les pratiques de la mine. Il va y avoir un appel à tous, des feuillets seront distribués. »

Les Malarticois seront invités à une rencontre d'information le 3 octobre prochain où la nouvelle mouture du comité sera présentée. Le 24 octobre se tiendra la première rencontre des membres du comité qui devront approuver le guide de fonctionnement.

Une nouvelle coordonnatrice a également été embauchée.

« C'est inacceptable que la minière soit là »

Le Comité de la zone sud de la voie ferrée de Malartic aurait aimé être informé de ces changements. Son porte-parole, Guy Morissette, déplore n'avoir reçu aucune communication de la part de la minière ou du comité à propos des modifications. Il se questionne sur la place de la minière au sein de ce comité.

« Ça m'indique qu'ils veulent savoir ce qui se passe, être tenus au courant de tous les agissements du comité de suivi, analyse M. Morrissette. Ça, je trouve que c'est inacceptable. C'est mon opinion bien personnelle que je vous transmets. C'est inacceptable que la minière soit là. »

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