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Un nouvel outil pour diminuer les conflits entre les autochtones et les entreprises forestières

Un outil mis au point par l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) pourrait diminuer les conflits entre les communautés autochtones et les entreprises forestières. Il permet de cartographier les intérêts autochtones sur le territoire.

Avec les informations d' Émélie Rivard-Boudreau

Le professeur et directeur de l'École d'études autochtones de l'UQAT, Hugo Asselin, a présenté cet outil vendredi, lors du congrès annuel de l'Association forestière de l'Abitibi-Témiscamingue (AFAT).

« Quand il y a des conflits sur le territoire, entre les communautés autochtones et les compagnies d'extraction des ressources naturelles, c'est souvent par manque d'information d'un côté comme de l'autre », explique Hugo Asselin.

L'outil permettra de mieux partager l'information entre Autochtones et non-Autochtones, précise le professeur.

« On ne comprend pas comment l'autre utilise le territoire, on ne comprend pas où sont les besoins, où sont les intérêts, alors nous, on a essayé d'avoir un outil qui permet aux communautés autochtones de partager l'information. Pas toute, parce qu'il y a une partie de l'information qui est sensible, mais les cartes qui sont produites peuvent être partagées avec le ministère [des Forêts, de la Faune et des Parcs], avec les compagnies, avec les différents intervenants sur le territoire », selon M. Asselin.

Jusqu'à maintenant, cette cartographie a été faite avec les communautés de Kitcisakik et de Pikogan.

Par ailleurs, plus de 150 personnes participent au 73e congrès annuel de l'Association forestière de l'Abitibi-Témiscamingue à Val-d'Or.

Hier soir, les participants ont assisté à un souper-conférence avec le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette.

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