Retour

Un premier camp de jour adapté aux besoins des enfants autistes dans la région

Depuis sept semaines, les enfants qui présentent un trouble du spectre de l'autisme (TSA) ont désormais accès à un camp de jour adapté à leurs besoins à Rouyn-Noranda, une initiative de la Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue qui a nécessité des investissements de 40 000 dollars.

Avec les informations de Claude Bouchard

L'initiative est née à la demande de parents d'enfants qui vivent avec un trouble du spectre de l'autisme, qui ont exprimé le besoin d'avoir un tel camp, assure le directeur général de la Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue, Tommy Bédard. Ce camp leur permet de s'autoriser une petite pause pendant la période estivale. 

« Ça ressemble beaucoup à ce qui se fait dans les camps d'été conventionnels, poursuit celui qui est le père d'un garçon autiste, ajoutant que les parents contribuent à hauteur de 18 dollars par jour. Il y a des activités de toutes sortes, mais ce sont des activités qui sont adaptées pour eux. Des activités sensorielles, du dessin, des sorties. Tout dépend des candidats, chacun a ses capacités, chacun a ses intérêts, donc on a vraiment modelé les activités selon les intérêts de tout un chacun. »

Une expérience « confortable »

Selon la coordonnatrice du camp estival, Sonia Paquette, cette idée est née de besoins bien concrets.

« En général, les enfants avec un TSA sont acceptés dans les camps de jour, dans l'animation jeunesse, dans les activités qu'on dit offertes à toute la population, mais ces services-là ne sont pas adaptés à leurs besoins. En fait, on leur demande eux-mêmes de s'adapter à la réalité des enfants qui vivent une programmation estivale normale et ça leur demande beaucoup beaucoup d'effort et d'énergie. »

Journée de camp type

Les enfants ont accès à des activités personnalisées en fonction de leurs intérêts. Les animatrices ont la responsabilité d'un ou deux enfants seulement. Elles ont été sélectionnées en fonction de leur intérêt ou de leur formation en lien avec le trouble du spectre de l'autisme. Plusieurs d'entre elles se sont par exemple intéressées aux questions liées à l'autisme dans le cadre de leurs études supérieures en travail social ou en éducation spécialisée.

« Julian, il aime beaucoup les jeux de construction, les insectes, explique l'animatrice Mathilde Harton. Ce matin, on a fait un petit parcours avec des billes, tantôt on va aller jouer dans l'eau et on va peut-être aller à la recherche d'insectes avec des loupes. On va regarder ce que Julian veut faire. »

Une douzaine d'enfants prennent part à ce camp qui se déroule pour le moment exclusivement à Rouyn-Noranda, dans le sous-sol de l'école du Petit Sacré-Coeur. « L'année prochaine, j'ai l'ambition d'en ouvrir un à Val-d'Or et dans d'autres villes si le besoin se fait sentir », conclut le directeur général de la Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue, Tommy Bédard.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Recettes de Noël - Ragoût de boulettes de dinde et épinards