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Un projet pour améliorer la santé des Autochtones à Val-d'Or

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) et le Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or souhaitent mettre en place un projet pilote pour améliorer la santé des Autochtones. Le projet a été présenté jeudi aux membres du conseil d'administration du CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue.

Un texte de Tanya Neveu

L'initiative, qui a pour nom « Mino Madji8in », a pour but d'améliorer l'état de santé général et les conditions de vie des Autochtones.

Les deux instances souhaitent ainsi renouveler l'offre de soins et de services en santé et services sociaux pour les Autochtones en milieu urbain, en intégrant les traditions des Premiers peuples

Ce projet vise aussi à diminuer les écarts importants entre les conditions de vie sociale et économique et les conditions de santé de la population autochtone.

« Ce qu'on observe, c'est qu'on a de la difficulté à rejoindre les Premiers peuples pour plein de raisons : une crainte de nos services, la complexité de ce qu'on offre. Notre approche est différente. Il faut donc offrir des services qui permettent de mieux rejoindre cette population et surtout faire en sorte de leur donner le pouvoir sur leur santé », affirme le PDG du CISSS-AT, Yves Desjardins.

Sous le toit du Centre d'amitié autochtone

Les nouveaux services, dont une clinique médicale de première ligne, seraient dispensés directement au Centre d'amitié autochtone.

La population autochtone dans la MRC de la Vallée-de-l'Or représente 8,3 % des résidents.

Il s'agit d'un projet pilote de cinq ans qui pourrait être exportable à l'ensemble du Québec s'il est concluant.

La directrice du Centre d'amitié autochtone, Édith Cloutier, souhaite pouvoir le mettre en vigueur dès l'automne.

« Ce serait un premier projet pilote au Québec, qui s'inspire entres autres d'un modèle à Ottawa, le centre Wabono. C'est un centre autonome administré et géré par les Autochtones, où on retrouve une offre de services hybride classique dans ce qu'on offre dans les réseaux de santé et de services sociaux et on vient combiner une offre de services qui s'inscrit dans des modèles de guérison et de médecine traditionnelle », précise-t-elle.

Le projet Mino Madji8an sera présenté à la Commission Viens le 4 août prochain.

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