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Un seul allergologue pour l'Abitibi-Témiscamingue et le Nord du Québec

Les personnes allergiques de l'Abitibi-Témiscamingue doivent patienter au moins cinq ans avant de voir un allergologue, selon les données dévoilées par la Coalition Avenir Québec en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. Il s'agit des plus longs délais observés dans la province. Le ministre de la Santé affirme, pour sa part, que l'une des difficultés est que les étudiants en médecine boudent cette spécialité.

Avec les informations d' Émilie Parent-Bouchard

Ces délais s'allongent même de six mois pour les adultes en attente d'un test de dépistage d'allergie.

357 adultes et 223 enfants sont présentement sur une liste d'attente pour des allergies.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue explique cette situation par le fait qu'il y ait un seul allergologue pour desservir la population de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec.

Le porte-parole de la CAQ en matière de santé, François Paradis accuse le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, d'être responsable de la situation parce que le nombre d'allergologues formés au Québec est insuffisant.

« Ce qu'il faut savoir également, c'est que ces gens-là, plusieurs d'entre eux décideront souvent, à la suggestion également des autorités ou du personnel soignant d'aller au privé pour avoir plus de rapidité. Mais encore là, on sort du système public et on devra débourser un montant qui peut peut-être varier, j'imagine, mais on me parle souvent d'à peu près 150 dollars. »

Les étudiants boudent cette spécialité

Le ministre de la Santé et des Services sociaux concède que cette situation est contradictoire avec les valeurs d'accessibilité et de gratuité du système de santé.

Gaétan Barrette précise cependant que toutes les places en allergologie dans les facultés de médecine ne trouvent pas preneurs.

« À partir du moment où je n'ai pas le pouvoir de coercition de diriger des étudiants vers cette spécialité-là, il y a des limites à ce que je peux faire... »

Le ministre ajoute poursuivre les efforts pour attirer les étudiants vers cette spécialité.

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