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Un Valdorien croit avoir trouvé une météorite

Le photographe et vidéaste de Val-d'Or Jonathan Levert croit avoir trouvé une météorite tombée dans le secteur du lac De Montigny.

Un article de Félix B. Desfossés

Au cours de la nuit du 21 septembre dernier, Jonathan Levert s'affairait à tourner un time lapse du ciel d'Abitibi près du lac De Montigny, à Sullivan, près de Val-d'Or. Ses images devaient être utilisées pour une création à présenter dans le cadre du Festival de cinéma des gens d'ici.

Durant la nuit, un flash dans le ciel suivi d'un bruit sourd a attiré son attention. Il a alors consulté les images qu'il venait de capter et y a trouvé une photo d'étoile filante.
Après quelques heures, M. Levert, curieux, est parti à la recherche d'éventuels débris de cette étoile filante. Il s'est dirigé en direction d'où l'objet aurait pu tomber, selon ses observations et photographies.

C'est donc sur une berge du lac De Montigny qu'il a découvert certaines roches dont l'apparence et la disposition ont piqué sa curiosité, mais il demeurait dubitatif. « Surtout qu'on est dans des sols miniers et que Val-d'Or est entourée de slam de mine, ça aussi ça complexifie les recherches, alors on ne voulait pas tirer de conclusions trop vite », dit-il.

Une fois les cailloux récoltés, il a consulté deux géologues, qui n'ont pu identifier deux de ses pierres, dit-il. Les géologues lui ont conseillé de consulter le ministère des Ressources naturelles où on lui a offert de faire des analyses moyennant certaines sommes. Les géologues du ministère ont supposé qu'il s'agissait de roches intrusives, c'est-à-dire des pierres formées lors du refroidissement de magma en profondeur.

Insatisfait de cette hypothèse, M. Levert a tenté de contacter l'Agence spatiale canadienne et la NASA afin d'obtenir des avis scientifiques, mais sans succès.

Météorite ou non?

Du côté de Ressources naturelles Canada, Ann Therriault, responsable de la Collection nationale des météorites, explique que plusieurs tests maison peuvent être faits afin de déterminer si un objet peut avoir le potentiel d'être authentifié en tant que météorite.

« Si on gratte avec un couteau l'extérieur de la roche et que l'intérieur est plus pâle, s'apparente à du ciment, on a des chances d'avoir une météorite », dit-elle. Un second test serait de vérifier si la roche est magnétique. Si c'est le cas, la roche aurait d'autant plus de chances d'être une météorite.

Après avoir vu la photo de la pierre par courriel, Mme Therriault mentionne, sous toutes réserves, que cette roche « pourrait être une météorite ». Par contre, des analyses scientifiques devraient être réalisées afin de le prouver.

Le caillou répond positivement à au moins un de ces deux critères, celui du magnétisme. « Sur cette pierre-là, on a fait le test du magnétisme, mais on n'a pas fait le test de la croûte de fusion parce qu'on ne voulait pas abîmer les pièces pour le moment », explique M. Levert.

M. Levert accepterait de fournir un extrait de la roche trouvée à Ressources naturelles Canada ou à tout autre laboratoire indépendant afin d'obtenir une analyse scientifique.

Aucune météorite n'a été identifiée depuis 2008 au Canada. La Collection nationale des météorites du Canada compte 65 pièces.

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